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	<title>Les Insoumis</title>
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	<description>Vaincu parfois, soumis jamais.</description>
	<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 11:58:58 +0000</pubDate>
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		<title>12 Questions aux Défenseurs du Récit Officiel</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 18:19:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Asokka</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[11 septembre]]></category>

		<category><![CDATA[ReOpen]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/03/question.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/03/investigate530.jpg" /></center></p>
<div><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Fiche Technique N°2 : 11 Septembre</span></span><br />
<span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 200%; line-height: 116%;">12 questions aux défenseurs du récit officiel</span></span></p>
<p><span style="font-style: italic;">Cette fiche technique est la transcription d’un court-métrage du même titre réalisé par l’italien Massimo Mazzucco et publié à l’occasion du 8e anniversaire des événements du 11 septembre 2001, et fait suite à une enquête biaisée de la revue Popular Mechanics, qui se targuait d’avoir mis fin à tout doute possible en soutenant la version officielle des attentats.</span><span id="more-2240"></span></p>
<p>Par “Version officielle”, le réalisateur précise qu’il s’agit de “la version du gouvernement américain relayée par les médias du monde entier, selon laquelle un Boeing a percuté le Pentagone, un autre Boeing est tombé dans un trou à Shanskville, les Tours Jumelles se sont écroulées à cause de l’impact des avions et des incendies, et les 4 avions ont été déroutés par 19 islamistes.”</p>
<p>12 questions cruciales sont donc posées de façon documentée aux défenseurs de l’histoire officielle … 12 questions restées à ce jour sans “réponse officielle”. “Certains des 12 points posent des questions génériques, en rapport avec les faits les plus marquants du 11 Septembre. D’autres, au contraire, contestent des affirmations bien précises de Popular Mechanics qui cherchent à expliquer certains de ces faits de façon particulière.”</p>
<p>“Il ne s’agit pas d’un Quiz pour lequel il faudrait deviner les bonnes réponses. Nous sommes devant un événement criminel, et nous voulons que les vrais responsables soient traduits en justice. Et puisque la version officielle, à ce jour, couvre leurs crimes présumés, c’est elle que nous contestons, et c’est à cette contestation qu’il faut répondre si l’on veut continuer à la défendre.”</p></div>
<h1>
<div><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Les Tours</span></div>
</h1>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°1 : Responsabilité légale</span></span></p>
<p>Pourquoi personne n’a été inculpé parmi les responsables de la conception et de la construction des tours et leur responsabilité pénale pas même évoquée? Si un de vos parents décédait dans l’écroulement d’un bâtiment prévu pour résister à un certain type d’impact ne voudriez-vous pas voir les responsables de sa construction traduits en justice?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°2: L’acier et le métal fondu</span></span></p>
<p>Qu’est-ce qui a bien pu causer les marres d’acier et de métal fondu, plier les colonnes sans les fssurer et brûler sous terre pendant plusieurs semaines?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°3 : Les lois de la physique</span></span></p>
<p>Pouvez-vous expliquer comment les lois de la physique qui prévoient qu’un corps en chute libre suive le chemin de moindre résistance ne se soit pas appliqué dans chacun de ces trois cas (Les Tours jumelles et la tour n°7)?</p>
<h1><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Le vol UNITED 93</span></h1>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°4 : Les restes de l’avion</span></span></p>
<p>Aucun vent fort n’ayant été signalé ce jour-là et puisque personne n’a abattu ce vol en l’air comment expliquer les débris de l’avion retrouvés à 14km de l’impact?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°5 :</span></span></p>
<p>Puisque l’avion semble avoir disparu dans un trou, comment est-il possible qu’on ait retrouvé et identifié grâce à leur ADN les restes de chacun des passagers ? Et aussi en passant 95% de l’avion?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°6 : Des preuves falsifiées?</span></span></p>
<p>Si le premier avion qui a survolé les abords de la zone du crash était vraiment un jet privé, pourquoi Popular Mechanics a-t-il utilisé des preuves falsifiées pour soutenir sa propre affirmation?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question bonus :</span></span></p>
<p>Savez-vous que sur les lieux du crash on a retrouvé les objets suivants :</p>
<p>* le passeport entier et reconnaissable d’un des pirates de l’air<br />
* le testament pas même déchiré ni brûlé d’un des pirates<br />
* un reçu avec le nom d’un des pirates<br />
* une photo d’identité d’un des pirates<br />
* un cutter appartenant à un pirate<br />
* une autre photo d’identité d’un autre pirate<br />
* un reçu de pressing avec le nom d’un pirate<br />
* le bandana ni brulé ni déchiré d’un pirate<br />
* le passeport d’un pirate avec sa photo et son nom bien lisible, tout ça alors que l’avion a totalement disparu.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°7 :  Acrobaties à grande vitesse</span></span></p>
<p>Comment quelqu’un qui n’a jamais piloté un jet de toute sa vie, peut-il prendre les commandes d’un avion de 100 tonnes et faire des manœuvres à grande vitesse considérées pratiquement comme impossibles par des pilotes de 30 ans d’expérience?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°8 :  Le vol en rase-motte</span></span></p>
<p>Vu qu’il volait en rase motte, pouvez-vous nous dire comment l’imposant 757 a fait pour atteindre la zone d’impact sans toucher les obstacles sur son parcours ? Et pourquoi ces rouleaux de câbles électriques ne sont même pas tombés sous les turbulences générées par l’avion volant à 850km/h?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°9 : Ailes, queue, moteurs et fuselage</span></span></p>
<p>* A : Pourquoi les ailes de l’avion devraient s’être détachées avant l’impact, et où sont-elles passées ?<br />
* B : Où est passée la queue de l’avion, qui s’élève à 4m au-dessus du fuselage et pourquoi n’a-t-elle laissé aucune trace sur le mur ni cassé les fenêtres au-dessus du trou d’entrée ?<br />
* C : Où sont les moteurs, qui semblent tout simplement disparaître sur l’animation de Purdue ? S’ils ont pénétré dans l’édifce, pouvez-vous indiquer les trous qu’ils ont fait ?<br />
* D : Pouvez-vous expliquer comment fait un avion sans aile et sans moteur pour voler dans une forêt de colonnes en béton armé alors qu’un avion avec ailes et moteur ne parvient pas à le faire dans une forêt d’arbres ?<br />
* E : Si l’avion s’est pratiquement liquéfié et est devenu une boule de feu jusqu’à disparaitre complètement, expliquez-nous comment il a été possible de retrouver les restes de tous les passagers et de les identifier un par un grâce à leur ADN ?</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Question bonus :</span></p>
<p>Si c’est vraiment ce qu’il s’est produit avec le fuselage, pourquoi David Dunbar, qui était alors le directeur de Popular Mechanics a-t-il déclaré que le trou de sortie était dû au train d’atterrissage ? Existe-t-il autant de réponses différentes que de directeurs de Popular Mechanics ?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°10 : Le rapport du NIST – La tour N°7</span></span></p>
<p>Pouvez-vous expliquer comment l’effondrement d’une seule colonne peut causer l’écroulement symétrique de tout un bâtiment pour lequel il serait nécessaire que toutes les colonnes cèdent en même temps à quelques fractions de seconde près ?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°11 : Connaissance anticipée</span></span></p>
<p>Même en acceptant l’explication du NIST concernant l’effondrement, tous admettent qu’il s’agirait d’un événement unique dans l’histoire de l’architecture moderne. Si c’est vrai, alors comment autant de personnes le savaient-elles à l’avance depuis le début de l’après-midi ?<br />
Vers 15h le propriétaire du bâtiment 7, comme il le racontera lui-même, a autorisé la démolition de l’immeuble. Par la suite, Silverstein a dit qu’en réalité il avait demandé qu’on retire les pompiers du bâtiment et non qu’on le démolisse. Non seulement cette explication est diffcile à avaler d’un point de vue linguistique, mais de toute façon nous savons qu’aucune opération de pompiers n’était en cour dans le bâtiment 7 comme l’a confirmé le rapport préliminaire du NIST.</p>
<p>En plus, il est clair que l’effondrement imminent avait été annoncé très en avance aux pompiers et à la police. Le bruit devait circuler depuis un moment puisque la CNN est arrivée vers 16h15. Ceci explique aussi pourquoi depuis New York la correspondante de la BBC qui ne connaissait pas bien la ville, a annoncé à 17h que l’effondrement s’était déjà produit alors que le bâtiment 7 était encore debout derrière elle. (…)<br />
Si l’écroulement d’une structure en acier dûe à un incendie ne s’est produit auparavant, comment autant de personnes ont-elles fait pour le prévoir plusieurs heures à l’avance ?</p>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Question N°12 :</span></span></p>
<p>Pourquoi les pompiers et les policiers auraient utilisé des termes tels que “exploser” ou “tirer”, si on s’attendait juste à un effondrement spontané ?</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Question bonus :</span></p>
<p>Pourquoi selon vous ces questions n’ont-elles toujours pas trouvé de réponses honnêtes ces 8 dernières années ?</p>
<p>Cette fiche ne se substitue en aucun cas au <a class="postlink" href="http://www.dailymotion.com/video/xasydx_11-septembre-12-questions-aux-d%C3%A9fen_news" target="_blank">court-métrage initial</a> que nous vous conseillons de regarder afin de vous forger votre propre opinion, mais permet de vous fournir une liste de points précis sur lesquels appuyer une conversation concernant cet évènement majeur du 21ème siècle dont les répercussions continuent d’influer sur nos vies.</p>
<p>Plus d’infos sur <!-- m --><a class="postlink" href="http://www.reopen911.info/" target="_blank">http://www.reopen911.info</a><!-- m --> que nous remercions pour la traduction de ce court-métrage.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Article publié sur le le 3ème numéro de <a class="postlink" href="../gazette" target="_blank">La gazette des Insoumis</a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Y&#8217;a pas ton lit qu&#8217;irradie ma polaire nucléaire?</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/ya-pas-ton-lit-quirradie-ma-polaire-nucleaire/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/ya-pas-ton-lit-quirradie-ma-polaire-nucleaire/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 11:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Insoumis</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[consommation]]></category>

		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>

		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/02/nuclear120.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/02/nuclear530.jpg" alt="" /></p>
<p>La commission de recherche et d&#8217;information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), association reconnue et respectée dans le domaine du nucléaire, demande l&#8217;abrogation de l&#8217;arrêté inter-ministériel signé le 5 mai 2009 par 4 ministères (écologie-santé-économie-logement).<span id="more-2232"></span><br />
Cette décision prise malgré l&#8217;avis défavorable de l&#8217;Autorité de sureté nucléaire, permet aux industriels d&#8217;ajouter des éléments radioactifs dans la fabrications de certains &#8220;biens de consommation&#8221; (construction-vêtements-automobile&#8230;).<br />
Seules 5 catégories de produits restent protégées du système de dérogation: les aliments, les produits cosmétiques, les parures, les jouets, les matériaux en contact avec les aliments et l&#8217;eau.</p>
<p>La CRIIRAD précise : <a class="postlink" href="http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html" target="_blank">&#8221; En ce qui concerne les jouets, la réglementation vise à protéger les enfants qui sont à la fois plus exposés et plus vulnérables.&#8221; (…) &#8220;Sur la base de cette même logique on peut se demander pourquoi l’interdiction n’est pas étendue aux équipements destinés aux enfants : poussettes, lits, vêtements, biberons, … et tétines ! &#8220;</a><br />
Elle souligne également que les protections pour ces 5 catégories ne peuvent <a class="postlink" href="http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html" target="_blank">&#8220;&#8230;être garantie(s) qu’à la phase initiale, lors du premier recyclage. Pour les recyclages ultérieurs, tout contrôle sera impossible.&#8221;</a></p>
<p>Cet arrêté coïncide avec le besoin croissant des grandes sociétés du nucléaire d&#8217; améliorer leurs statistiques de recyclage des déchets, reflet d&#8217;une énergie qui veut toujours apparaître comme <a class="postlink" href="http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=142&amp;t=3651&amp;p=16065&amp;hilit=dechets+nucl%C3%A9aires#p16065" target="_blank">&#8220;la plus propre&#8221;</a>.<br />
Inquiétant constat à l&#8217;heure où en France, beaucoup de vieilles centrales nucléaires doivent être démantelées, augmentant considérablement la quantité de déchets radioactifs à &#8220;recycler&#8221;.</p>
<p>La CRIIRAD  a adressé au Conseil d’Etat un <a class="postlink" href="http://www.criirad.org/mobilisation/ams/recoursAM5-05-09P1.pdf" target="_blank">RECOURS</a> pour excès de pouvoir, le 10 juillet 2009.</p>
<p>Pour les soutenir ou les contacter:<br />
CRIIRAD - 471 avenue Victor Hugo - 26000 VALENCE  Tél : 04 75 41 82 50 - Fax : 04 75 81 26 48<br />
Mail : <!-- e --><a href="mailto:contact@criirad.org">contact@criirad.org</a><!-- e --> -  WEB : <!-- m --><a class="postlink" href="http://www.criirad.org/">http://www.criirad.org</a><!-- m --></p>
<p><span style="font-weight: bold;">Article publié sur le le 3ème numéro de <a class="postlink" href="../gazette" target="_blank">La gazette des Insoumis</a></span></p>
<p>Extrait du JT 13H FR2 du 21.10.2010:<br />
<object width="480" height="381" data="http://www.dailymotion.com/swf/xbxw05" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbxw05" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbxw05_déchets-radioactifs-dans-nos-vêteme_people" target="_blank"></a></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>(R)évolution des esprits</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/revolution-des-esprits/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/revolution-des-esprits/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 09:43:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Baron</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Esprit Mili-Terre]]></category>

		<category><![CDATA[Darwin]]></category>

		<category><![CDATA[Evolution]]></category>

		<category><![CDATA[reflexion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesinsoumis.org/?p=2225</guid>
		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/02/reflexion.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suis-je un Créationniste?</p>
<p>Arrêtons de nous poser cette question stérile insufflée par le dernier « spiritual style » à la mode dans notre société occidentale : l&#8217;athéisme extrême. Cessons l&#8217;auto-censure quand, face à la propagation d&#8217;une des plus grande escroquerie scientifique de tous les temps, nous devrions crier au scandale quitte à être brulés sur le bûcher de la pensée unique. <span id="more-2225"></span>Evitons les superlatifs cueillis sur les branches d&#8217;un lexique né dans la terre candide parsemée des pétales diaphanes de l&#8217;innocence : la théorie de l&#8217;évolution, c&#8217;est de la merde. Les écrits du père de cette supercherie nous apprennent qu&#8217;il était constitué de la même matière.</p>
<p>Non, je ne suis pas un créationniste.</p>
<p>Oui je peux être athée et refuser le dogmatisme de cette théorie erronée. J&#8217;ajoute qu&#8217;étant un tant soit peu intéressé par la science et d&#8217;autre part la vérité, je ne peux accepter l&#8217;élucubration darwinienne. Car la théorie de notre célèbre théologien, amateur de naturalisme, n&#8217;a rien de scientifique.</p>
<p>Parmi les innombrables preuves scientifiques qui ridiculisent cette théorie mystique, il y en a une que peut comprendre le citoyen n&#8217;ayant qu&#8217;une notion étroite de la biologie : les fossiles présentant un signe significatif d&#8217;évolution sont à l&#8217;heure actuelle aussi nombreux que les orteils d&#8217;un calamar. Tous les fossiles « intermédiaires » présentés par les darwinistes fanatiques sont juste les vestiges d&#8217;espèces disparues dont l&#8217;anatomie complète n&#8217;est pourvue d&#8217;aucun organe en phase évolutive. Il ne s&#8217;agit là que des fossiles authentifiés. Faute de preuves, les évolutionnistes ont à maintes reprises fabriqué des fossiles de leur propres mains.</p>
<p>Cette idée de l&#8217;origine de la vie est uniquement politico-philosophique, son caractère ésotérique n&#8217;étant qu&#8217;une façade. Depuis un siècle et demi, elle a servit à justifier la colonisation, les guerres, les génocides, le maintient de l&#8217;inégalité des chances et autres actes illustrant la soif de pouvoir et la haine dont est capable la lie de l&#8217;espèce humaine. Ainsi, si vous êtes pauvres, ce n&#8217;est pas à cause du capitalisme intrinsèquement défaillant, c&#8217;est que vous avez la malchance d&#8217;être issue d&#8217;une lignée généalogique moins évoluée que celles des individus fortunés. Les Etats-Unis n&#8217;ont pas attaqué l&#8217;Irak pour le pétrole ou contrôlé un point géostratégique important. Ils l&#8217;ont fait parce qu&#8217;ils sont les plus forts et que par sélection naturelle, les plus faibles sont amenés à disparaître.</p>
<p>Si de nos jours, les BAC+5² en biologie ont envie d&#8217;être les partisans de la Terre plate pour les générations futures, c&#8217;est leur problème. Le souci vient avant tout du fait que la fabulation du feu Dieu Darwin est la seule théorie sur l&#8217;origine de la vie enseignée dans les écoles publiques. Par respect de la laïcité, la théorie de l&#8217;évolution pourrait être abordée une dizaine de minutes durant le processus scolaire, mais en aucun cas étudiée et encore moins présentée comme une vérité absolue.</p>
<p>Je vous invite à profiter des dernières heures de liberté sur internet pour vous informer sur les différentes théories traitant de l&#8217;origine de la vie sur terre, et de vous forger une opinion personnelle.</p>
<p>Ici un <a href="http://www.scribd.com/doc/27608524/Dossier-Darwin-Nexusn%C2%B0-64-Sept-oct-2009" target="_blank">dossier complet sur l&#8217;idéologie hégémonique darwinienne</a> chopé sur le magazine Nexus.</p>
<p>Je me permets de ne vous proposer aucun lien vers un des milliers de dossiers disponibles sur le net, appuyant la théorie du seul descendant d&#8217;un porc qui n&#8217;aurait pas atteint sa forme finale&#8230;</p>
<p><em>Paru dans la Gazette des Insoumis n°3</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Programme Terrorisme 2010™</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/programme-terrorisme-2010%e2%84%a2/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/programme-terrorisme-2010%e2%84%a2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 10:23:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Asokka</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[11 septembre]]></category>

		<category><![CDATA[terrorisme étatique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesinsoumis.org/?p=2199</guid>
		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/02/whitehouse120.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Il est là! Tout droit arrivé de Washington DC, voici le nouveau&#8230;<br />
<span style="font-size: medium;"><strong>Programme Terrorisme 2010™</strong></span><span id="more-2199"></span></p>
<p style="text-align: center;">Allez générique!</p>
<p style="text-align: center;"><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/syRGCRw09Vk&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/syRGCRw09Vk&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><strong>Washington prévoit un nouveau 11-Septembre<br />
d’ici six mois</strong></span></p>
<blockquote style="text-align: center;"><p>Les principaux responsables des services de renseignement US ont suscité l’émoi lors de leur audition annuelle par la Commission parlementaire du Renseignement, le 2 février 2010.</p>
<p>Dennis C. Blair, directeur national du Renseignement a d’abord évoqué une possible guerre dans le cyber espace, dont on a compris qu’elle serait déclarée par la Chine et mettrait en péril toute l’infrastructure informatique mondiale.</p>
<p>Puis, il a annoncé que ses services se réservaient le droit d’assassiner toute personne liée à un groupe terroriste menaçant la vie de citoyens états-uniens, y compris lorsque le suspect est lui-même ressortissant US et ou qu’il se trouve.</p>
<p>Surtout l’amiral Blair, le directeur de la CIA Leon Pannetta, le directeur du FBI Robert Mueller, le directeur du Renseignement militaire Ronald Burgess et le directeur du Renseignement du département d’Etat John Dinger ont affirmé chacun qu’Al-Qaeda ourdi une attaque d’un nouveau genre, de manière à échapper aux dispositifs anti-terroristes, et pourrait frapper le territoire états-unien d’ici trois à six mois.</p>
<p>A usage interne, cette déclaration vise à préparer l’opinion publique états-unienne à un nouveau cataclysme et à un possible retour à la politique néo-conservatrice. Mais à usage externe, elle vise à contrer la rumeur diffusée par de grands journaux du Proche-Orient tels que Kheyan (Iran), Al-Binaa (Liban) ou Al-Wataan (Syrie). Selon ces médias, pour relancer le « choc des civilisations », l’Etat hébreux s’apprêterait à organiser un nouveau 11-Septembre qui serait attribué à Al-Qaeda. Cependant, toujours selon ces sources, les services secrets iraniens et turcs auraient observé des agents israéliens réalisant des repérages non pas aux Etats-Unis, mais en Europe. Tel-Aviv étudierait la possibilité de frapper une cible à très forte symbolique religieuse, telle que la cathédrale Notre-Dame de Paris ou la basilique Saint-Pierre de Rome. Cet attentat justifierait une nouvelle croisade anti-musulmane.</p>
<p>==</p>
<p>Pour visionner l’enregistrement vidéo intégral de cette audition, <a href="http://www.senate.gov/fplayers/I2009/urlPlayer.cfm?fn=intel020210&amp;st=1073&amp;dur=10255" target="_blank">cliquez ici</a>.</p>
<p>Source: <a href="http://www.voltairenet.org/article163865.html" target="_blank">voltairenet.org</a></p></blockquote>
<p style="text-align: center;">Après vérification, aucune erreur de traduction il ne s&#8217;agit pas de six burgers</p>
<p style="text-align: center;">mais bel et bien de <strong>cyber-guerre</strong> ou quand la souris devient une arme&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/02/cyberfada.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;">Et pour rentrer dans le vif du sujet, voici une conférence sur la :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8220;Guerre cybernétique&#8221;</strong></p>
<blockquote style="text-align: center;"><p>Guy-Philippe Goldstein, consultant dans un cabinet de conseil en stratégie à New York, est diplômé d’HEC et du MBA de Kellogg à l&#8217;université Northwestern (Chicago). Il a présenté lors des conférences TEDx, samedi 30 janvier à Paris, les conséquences géopolitiques des cyber-guerres.</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><object width="480" height="381" data="http://www.dailymotion.com/swf/xc31pm&amp;colors=background:000000;glow:000000;foreground:FFFFFF;special:000000;" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc31pm&amp;colors=background:000000;glow:000000;foreground:FFFFFF;special:000000;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p style="text-align: center;">Et la nouvelle saison ne fait que commencer&#8230;<img src="http://www.forums.lesinsoumis.org/images/smilies/icon_rolleyes.gif" alt="" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>David Myriam, quand le sable s&#8217;engage</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/david-myriam-quand-le-sable-sengage/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/david-myriam-quand-le-sable-sengage/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 13:04:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KeiKo</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Terrorisme Poétique]]></category>

		<category><![CDATA[Art Engagé]]></category>

		<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/02/gds-singes.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><img src="http://3.bp.blogspot.com/_Xh9bfy17IBE/S2NcZ7kaHdI/AAAAAAAAANQ/H-nIuSHl4vE/s320/David-myriam.jpg" border="0" alt="" /></div>
<div style="text-align: justify;">Auteur, réalisateur, virtuose en animation de sable, créateur d&#8217;<em>&#8220;œuvres dérangeantes, satyriques, avec de l&#8217;humour noir et même de la poésie&#8221;</em>, David Myriam est un artiste &#8220;engagé&#8221; qui <em>&#8220;croit en l’utopie d’une véritable société humaine&#8221;</em>.</div>
<p><span id="more-2178"></span></p>
<h1>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><a href="http://www.art-engage.net/FAQ-d-Art-Engage-net.html" target="_blank">Interview fictive de l’auteur(e) David Myriam</a> (extraits) :</span></div>
</h1>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">&#8220;<strong>Artiste engagé(e), ça signifie quoi ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;">C’est un artiste militant qui porte un regard critique sur le monde, qui veut dire des choses, dont l’œuvre est imprégnée, consciemment ou pas, d’une certaine vision politique. Ca s’oppose aux créations-marchandises qui visent à distraire avec des futilités superficielles, à abêtir, domestiquer et abaisser les artistes et le public.</div>
<div style="text-align: justify;">Maintenant, il peut exister des œuvres artistiques tout à fait valables, qui parlent de la beauté du monde, de son mystère, qui veulent faire rire et rêver, mais ce ne sont pas des créations engagées, ou alors sous une autre forme, plus indirecte.</div>
<div style="text-align: justify;">On pourrait dire que l’artiste engagée utilise les mots, les images, etc. à la place des armes et des coups de poing pour inciter à la révolution en évoquant l’utopie et en démontant les barbaries.</div>
<div style="text-align: justify;">J’ai pris l’expression « artiste engagé » parce qu’il fallait bien choisir des mots qui parlent aux gens (à présent, je regrette un peu d’ailleurs d’avoir choisi comme nom de domaine &#8220;art-engage.net&#8221;, un nom plus neutre aurait été mieux), mais ce n’est pas une profession ou un label.</div>
<div style="text-align: justify;">N’empêche que je vois mal comment on peut être un artiste dans le monde actuel sans être engagé d’une manière ou d’une autre. En fait ça vaut pour n’importe quel être humain, mais c’est encore plus important à mon avis pour une artiste vu que son objectif est de tenir un « discours » sur le monde.&#8221;</div>
<div style="text-align: justify;">&#8220;<strong>Tes œuvres sont souvent très noires, très pessimistes, pourquoi ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;">Le monde dans lequel on survit n’est pas très joyeux, je ne fais que refléter la réalité et les suites probables si les données actuelles ne changent pas. Endormir les gens avec des mensonges ou des distractions superficielles ne m’intéresse pas. Je souhaite au contraire les réveiller, les soumettre à des sortes d’électrochocs qui peuvent les inciter à sortir de leur léthargie. J’essaye de jouer le rôle de catalyseur qu’ont pu jouer pour moi certaines œuvres : livres, films, BD&#8230; Mais je ne me fais pas d’illusions, la réaction ne peut marcher que si les réactifs sont déjà présents dans la tête des personnes et si elles veulent bien les laisser libres de jouer.</div>
<div style="text-align: justify;">Cela dit, je crois en l’utopie d’une véritable société humaine, sinon à quoi bon dénoncer les barbaries actuelles ? Et un jour ou l’autre, je parlerai de cette utopie plus précisément dans mes créations. Après la critique et la démolition, il faut aussi proposer une voie de reconstruction.&#8221;</div>
<div style="text-align: justify;">&#8220;<strong>Passons à un sujet moins grave. Tu parles parfois au féminin, et ton pseudo comporte un prénom de chaque sexe. Alors : femme ou homme ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;">Ni l’une ni l’autre. Non, je ne suis pas une mutante hermaphrodite ou un transsexuel, je veux juste dire que je refuse d’être une femme ou un homme, je veux être un être humain à part entière, pas une moitié d’humain, pas une sorte de caricature qui recopie les habitudes de séparation réductives polarisées par des genres (voir par exemple le poème Ni blanche ni noir, les couleurs de peau (racisme) ou les espèces (spécisme).</div>
<div style="text-align: justify;">Sur un plan biologique, je suis un mâle tout ce qu’il y a de plus standard, mais je ne veux pas être un homme, ni une femme non plus, que ce soit dans ma tête, dans mes activités ou dans mes relations. Notre identité humaine est bien plus complexe que ces catégorisations stupides homme/femme, homo/hétéro, etc. On devrait se moquer complètement de savoir si une personne à une queue ou un vagin, des grands pieds ou les cheveux noirs, c’est comparable à la couleur de la peau : sans importance particulière, juste des éléments d’une personne unique, évolutive et complexe.</div>
<div style="text-align: justify;">Cette mutilation criminelle, qui oblige chacune à choisir son « camp » depuis l’enfance, avec l’aide implacable du langage et de la pression sociale (famille, école, médias..), est un genre de violence grave et pernicieuse, et c’est une des racines sur laquelle s’appuie la violence sociale générale.</div>
<div style="text-align: justify;">C’est aussi pourquoi ce sujet me passionne. J’ai donc choisi d’afficher cette ambivalence et ce refus dans mon pseudo. D’autre part, ça m’a permis d’évacuer mon nom de famille au passage, auquel je ne tiens pas.&#8221;</div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;">Voir aussi <a href="http://www.art-engage.net/IMG/pdf/biographie-david-myriam.pdf">sa Biographie Sommaire</a></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><br />
</span></div>
<h1>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Présentation du Sable en Mouvement :</span></div>
</h1>
<p><center><object width="425" height="344" data="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7237131&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7237131&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /></object></center></p>
<h1>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><strong><a href="http://art-engage.net/Film-Mangez-Buvez-Gavez.html" target="_blank">Film &#8220;Mangez Buvez Gavez&#8221;</a> </strong></span></div>
</h1>
<p>(sur la production et la consommation de foie gras)</p>
<div style="text-align: justify;"><strong>Synopsis :</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><em>&#8220;Plus de mares ni d’herbes sauvages, place aux cages métalliques, aux tubes et aux néons, place aux chaînes mécaniques et au maïs en surdose, aux décharges électriques et aux couteaux tranchants…&#8221;</em></div>
<p><center><object width="425" height="344" data="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7291668&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7291668&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /></object></center><br />
<span style="font-size: large;"><strong> </strong></span></p>
<h1><span style="font-size: large;"><strong><a href="http://art-engage.net/Sans-attendre.html" target="_blank">Poème &#8220;Sans attendre&#8221; :</a></strong></span></h1>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><img src="http://4.bp.blogspot.com/_Xh9bfy17IBE/S2Nduu7g_GI/AAAAAAAAANY/I-r3idCNO8c/s320/personnes-moule.jpg" border="0" alt="" /></div>
<p><strong> </strong><br />
<em>&#8220;Changer de vie avant de se perdre, sans attendre le plomb et le sang&#8221;</em></p>
<blockquote><p>&#8220;Tant de vies qui coulent qui s’écoulent<br />
goutte à goutte<br />
qui se noient<br />
coûte que coûte<br />
tant de vies qui se foulent<br />
qui s’écrasent<br />
au pied<br />
qui se perdent dans la foule<br />
tant de vies sans houle<br />
plates et rondes<br />
serrées en boules<br />
vidées<br />
tant de vies dans la norme<br />
uniformes<br />
incrustées dans les moules<br />
ballottées aux courants<br />
tant de vies qui se coulent<br />
lestées d’armées de plomb<br />
qui se foudroient<br />
qui s’écroulent<br />
noyées d’années de sang<br />
jusqu’à toucher le fond<br />
tant de vies qui dansent<br />
au bout d’une corde<br />
pendues à tant d’errances<br />
Vies d’illusions<br />
aux cous de hordes<br />
perdues pour l’évolution</p>
<p>Assez !&#8221;</p></blockquote>
<h1><span style="font-size: large;"><strong><a href="http://art-engage.net/Do-you-mind.html" target="_blank">Film &#8220;Do you mind ?&#8221;</a> </strong></span></h1>
<p>(Film d’animation de sable sur une musique de <a href="http://mathieu.lozinguez.free.fr/" target="_blank">M. Lozinguez</a>)</p>
<p><strong>Synopsis :</strong></p>
<div style="text-align: justify;"><em>&#8220;Une jeune fille essaie de s’échapper par le rêve de son monde en forme de prison. Son seul interlocuteur est un robot. Les enfants du futur auront-t-ils encore des rêves assez puissants pour s’extraire d’un univers robotisé, froid et fonctionnel?&#8221;</em></div>
<p><center><object width="425" height="344" data="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7185277&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7185277&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /></object></center><br />
<span style="font-size: small;"> </span><p class="separator"></p></p>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: small;">Ses Sites :</span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><a href="http://www.art-engage.net/" target="_blank">art-engage.net</a></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><a href="http://www.tramage.com/" target="_blank">tramage.com</a></span></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Retooling the planet ?</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/retooling-the-planet/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/retooling-the-planet/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 17:17:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>supahumandignity</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Esprit Mili-Terre]]></category>

		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[géoingénierie]]></category>

		<category><![CDATA[modifications climatiques]]></category>

		<category><![CDATA[sabotage organique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesinsoumis.org/?p=2145</guid>
		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/stopgeoengineering120.jpg" alt="" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/><br/><br />
<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/geoengineering530.jpg" alt="" /></p>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
Pour mieux comprendre le contexte politique, scientifique et commercial qui entoure l&#8217;avènement de la <a href="http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=78&amp;t=436"  target="_blank"><strong>géoingénieurie</strong></a> (et autres technologies à risques), la  <a href="http://www.naturskyddsforeningen.se/in-english/climate/copenhagen-cop15/key-issues/technology-and-climate/" target="_blank"><strong>swedish society for nature conservation</strong></a> (SSNC) a demandé au <a href="http://www.etcgroup.org/"  target="_blank"><strong>Groupe ETC</strong></a>, qui est l&#8217;organisation de société civile qui l&#8217;a suivi avec le plus d&#8217;assiduité, de lui fournir un <a href="http://www.etcgroup.org/en/node/4966"  target="_blank"><strong>rapport</strong></a> pouvant l&#8217; éclairer sur ce qui est en train de se passer. <span id="more-2145"></span><br />
<br/><br/><br />
L&#8217; <strong><a href="http://www.etcgroup.org/"  target="_blank">ETC Group (Erosion, Technologie et Concentration)</a></strong> , le collectif d&#8217; auteurs de ce rapport nous parle, depuis trente ans, de TOUT ce qui nous inquiète actuellement : de la politique des semences jusqu&#8217;à la <a href="http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=78&amp;t=436" target="_blank">géoingénierie</a>, en passant par les <a href="http://www.bag.admin.ch/themen/chemikalien/00228/00510/index.html?lang=fr" target="_blank">nano-particules</a>&#8230;</p>
<p>Retrouvez leurs travaux, sur leur site : <a href="http://www.etcgroup.org/"  target="_blank">http://www.etcgroup.org/</a> et leur blog : <a href="http://etcblog.org/who-are-the-etc-group/"  target="_blank">http://etcblog.org/</a> .<br />
<br/><br/><br />
Pour résumer un peu leurs activités pendant ces trente dernières années, nous avons choisi ce portrait sonore de  <strong>Pat MOONEY</strong>, le directeur du groupe canadien <a href="http://www.etcgroup.org/en" target="_blank">ETC (Erosion, Technologie et Concentration)</a> dans l&#8217;émission  <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/terre_a_terre/" target="_blank">&#8220;Terre à Terre&#8221; sur France Culture</a> du 23 janvier 2010, à 7H05.</p>
<p><strong>• L&#8217;écouter sur cette page:</strong><br />
<strong>Durée : 55 min (son uniquement)</strong></p>
<p><script src="http://fr.sevenload.com/pl/C8gPAMP/500x366/0" type="text/javascript"></script></p>
<p>Lien: <a href="http://fr.sevenload.com/videos/C8gPAMP-Portrait-de-Pat-MOONEY"><img src="http://static.sevenload.net/img/sevenload.png" alt="Portrait de Pat MOONEY" width="66" height="10" /></a></p>
<p><strong>• Le télécharger en mp3:<span style="font-size: large;"><a href="http://www.megaupload.com/?d=Z0D9BOZ1" target="_blank"> ici </a></span>.</strong><br/><br/><br />
Et apparemment ça bouge (enfin, ça frétille dans un coin sombre) au sein des nations unies; un moratoire a été posé sur l&#8217;ensemencement des océans et on travaillerait à en faire un pour celui des nuages&#8230;<br />
<br/><br/><br/><br/><br />
<strong>LE RAPPORT :</strong></p>
<p><strong><a style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;" title="View Retooling  the Planet:  Climate Chaos in a Geoengineering Age, by ETC group on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/25710148/Retooling-the-Planet-Climate-Chaos-in-a-Geoengineering-Age-by-ETC-group">Retooling  the Planet:  Climate Chaos in a Geoengineering Age, by ETC group</a></strong> <object width="100%" height="670" data="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="id" value="doc_81778" /><param name="name" value="doc_81778" /><param name="wmode" value="opaque" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="FlashVars" value="document_id=25710148&amp;access_key=key-10xp5ojdf5tiasleii7o&amp;page=1&amp;viewMode=list" /><param name="src" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" /></object></p>
<ul id="ctl00_RegionPage_RegionContent_RegionSecondaryContent_ctl00_frameworks_common_innertemplates_onecolumn_ascx_1_ctl01_LinkList" class="iconLinkList">
<li><a class="iconLink first" title="Report: Retooling the Planet?" href="http://www.naturskyddsforeningen.se/upload/Foreningsdokument/Rapporter/engelska/Retooling%20the%20Planet.pdf" target="_blank"><img class="icon" src="http://www.naturskyddsforeningen.se/Elements/IconLink/File/pdf.gif" alt="" /><span class="text">Report: Retooling the Planet?</span></a></li>
<li><a class="iconLink last" title="Full report from the seminar" href="http://www.naturskyddsforeningen.se/upload/Foreningsdokument/Klimat/Knackfragor/sem_6_eng_web.pdf" target="_blank"><img class="icon" src="http://www.naturskyddsforeningen.se/Elements/IconLink/File/pdf.gif" alt="" /><span class="text">Full report from the seminar</span></a></li>
</ul>
<p><br/><br/><br/><br />
<strong>TRADUCTION D&#8217;EXTRAITS DU RAPPORT CI-DESSUS:<br />
Par Les Lucindas.<br />
Dernière mise à jour : le 10 février 2010</strong><br />
<br/><br/><br/><br/><br />
<strong>Préface :</strong><br />
(page 4 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>Avec ce rapport sur les technologies à risques et la géoingénieurie, la Société Suédoise pour la Préservation de la Nature (SSNC) espère soulever une prise de conscience et impulser le débat sur un problème majeur, lequel jusqu&#8217;à présent, n&#8217;a été pris en compte que par bien peu de gens.<br />
Alors que la crise climatique est devenue un sujet connu, que les sciences soulèvent des problèmes de plus en plus graves, que les négociations internationales sur le climat n&#8217;aboutissent jamais, l&#8217;attrait pour des solutions technologiques rapides semblent gagner du terrain. La géoingénieurie – qui veut modifier à l&#8217;échelle globale les réactions climatiques des océans, de l&#8217;atmosphère et des sols, est, en quelques années à peine, sortie de la sphère de la science-fiction pour entrer dans le discours de scientifiques officiels, des politiques et des médias. Encore maintenant, beaucoup de gens, dont ceux qui travaillent dans le cadre de la climatologie, ignorent totalement ce qui est en train de se tramer.</p>
<p>C&#8217;est également vrai pour la Société Suédoise pour la Préservation de la Nature. La géoingénieurie n&#8217;a jamais été au centre de nos préoccupations jusqu&#8217;à présent. Nous avons pris conscience, toutefois, que les choses sont en train de se passer à vitesse grand V, et que nous avons besoin de mieux comprendre tout ça, de prendre position, et de le formuler clairement très très vite.<br />
Pour nous aider à mieux comprendre le contexte politique, scientifique et commercial qui entoure l&#8217;avènement de la géoingénieurie, nous avons demandé au Groupe ETC, qui est l&#8217;organisation de société civile qui l&#8217;a suivi avec le plus d&#8217;assiduité, de nous fournir un rapport pouvant nous éclairer sur ce qui est en train de se passer, afin de nous permettre, à nous comme à ceux qui travaillent sur la question du changement climatique, de réagir. Les analyses et les recommandations présentées dans ce rapport illustrent donc les points de vue des auteurs.</p>
<p>Ce rapport va sûrement nous ébranler tous. Pour ceux qui ne connaissent pas la géoingénieurie ce sera un bouleversement. Il expose également quels sont les pouvoirs en jeu, le contexte des négociations des Nations-Unies sur le changement climatique et les risques mis en cause. Pour une organisation environnementale telle que la SSNC, la question des risques et de la prévention a toujours été au cœur de nos préoccupations. Au lien de mettre en œuvre avec précaution des nouvelles technologies avant de les commercialiser et de les répandre partout, de grandes sociétés de pair avec des gouvernements se montrent si pressés qu&#8217;ils sont en train de « tirer avant de viser », avec à la clef de bien lourdes conséquences.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs assez hallucinant que les précautions concernant les risques impliqués par de telles technologies, et les technologies en général, n&#8217;aient jamais été renforcées jusqu&#8217;à présent dans les négociations au sein de la Convention des Nations-Unies encadrant la question du changement climatique. Nous espérons que ce rapport aidera à changer cela, à mobiliser à la fois les organisations civiles et gouvernementales afin que soient établis des encadrements stricts concernant les mesures de précautions vis à vis des technologies. Nous espérons également que ce rapport va pousser plus d&#8217;organisations à réagir contre la montée erratique de cette géoingénieurie. Si rien ne se passe, alors le monde court le risque d&#8217;avoir à « choisir » des solutions qui deviendront Le grand problème planétaire.</p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>Introduction :</strong><br />
(page 5 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>La preuve du principe selon lequel des interventions locales répétées sur un écosystème peuvent avoir des conséquences à plus grande échelle n&#8217;a plus à être mis en doute. C&#8217;est pourquoi d&#8217;ailleurs nous avons actuellement un climat ayant subi des changements humains. Toutefois, une autre notion est en train de gagner du terrain: nous pouvons utiliser les technologies de géoingénieurie pour intervenir et corriger les problèmes que nous avons causés sur le climat.</p>
<p>La géoingénieurie est l&#8217;intervention à grande échelle sur les océans, les sols et/ou l&#8217;atmosphère dans le but de contrer les changements climatiques; avec une batterie de procédés divers, comme épandre des particules de sulfure dans la stratosphère pour refléter les rayons solaires, ensemencer les océans de particules d&#8217;aluminium pour développer un planton mangeur de CO2, ensemencer les nuages avec de l&#8217;iodure d&#8217;argent pour faire pleuvoir, produire des cultures génétiquement modifiées, dont le feuillage pourraient tirer meilleur parti des rayonnements solaires.</p>
<p>Le physicien de l&#8217;Université de Calgary et partisan de la géoingénieurie David Keith, la définit comme étant une « solution prête à l&#8217;emploi qui utilise plusieurs technologies pour contrer des effets gênants sans en éliminer les causes. <strong>{1}</strong> » En d&#8217;autres mots, la géoingénieurie utilise des nouvelles technologies pour essayer de rectifier les problèmes causés par des technologies plus anciennes, ce qu&#8217;on appelle plus classiquement une « techno-fix ».</p>
<p>Pris entre le malaise grandissant du public et l&#8217;augmentation constante du taux de carbone dans l&#8217;atmosphère, les pays de l&#8217;OECD (l&#8217;Organisation pour la Coopération Economique et le Développement) se sentent obligés de nous faire avaler une couleuvre: soit ils adoptent une politique de responsabilité civile de réduction de consommation d&#8217;énergies fossiles, soit ils optent pour une autre alternative, celle du déploiement de techno-fixes qui leur permettrait de nous maintenir dans un statu quo évitant d&#8217;avoir à mesurer des conséquences dérangeantes.</p>
<p>Bien sûr c&#8217;est la seconde option qui remporte. Et bien sûr ce sont les pays riches responsables de toutes les émissions à effet de serre, qui ont pendant des décennies esquivé la question des changements climatiques, ce sont ces pays-là qui s&#8217;empressent d&#8217;alarmer le monde en brandissant l&#8217;option de la géoingénieurie, que de facto ils vont avoir à contrôler, car ils sont les seuls détenteurs des moyens technologiques pour déployer une telle option amenant à reformater le climat. Et donc bien évidemment ce sont les les grandes industries de la chimie et de l&#8217;exploitation forestière et agricole qui se retrouvent à en être les acteurs majeurs, ces mêmes industries qui sont responsables des dégâts climatiques dans lesquelles elles nous ont «géoingénieurés.»</p>
<p>Prenons les technologies d&#8217;épandages aéroportés. Même ceux qui sont pour un investissement à grande échelle reconnaissent que nous ne comprenons pas suffisamment le système qui régit la planète pour même tenter des essais expérimentaux de géoingénieurie. Nous ne savons même pas ce que la géoingénieurie nous coûtera, malgré ce qu&#8217;en disent ses partisans, surtout si celle-ci ne marche pas, ils n&#8217;ont aucun moyen de désamorçage si elle s&#8217;avérait à causer des effets inverses. Nous ne pouvons pas faire marche arrière si nous lançons la machine.</p>
<p>Les techniques qui touchent la stratosphère ou les océans à l&#8217;échelle planétaire peuvent avoir des conséquences imprévues ou des effets hétérogènes dans le monde - on parlerait d&#8217; « hétérogénéité spatiale » <strong>{2}</strong>. De la même manière que les impacts de la Révolution Industrielle ont détruit l&#8217;équilibre de certaines régions tropicales et subtropicales, touchant ainsi des populations entières, ceux d&#8217;une géoingénieurie volontaire sont en bonne voie pour faire la même chose.</p>
<p>Les gouvernements qui regardent d&#8217;un œil tranquille le vaste investissement dans l&#8217;expérimentation de la géoingénieurie sont les mêmes qui n&#8217;ont pas su trouver un seul moyen d&#8217;investir une régulation qui épargnerait le climat. Certains ont même accepté les propositions des MAG ( Mitigation, Adaptation and Geoingeneering) <strong>{3}</strong>, laissant de côté toute tentative de régulation. Après tout, ils font bien de financer les efforts scientifiques qui privilégieront des impacts épargnant le coin de la planète dans lequel ils se trouvent.</p>
<p>Il est donc bien clair que certaines parties du globe - l&#8217;Asie, l&#8217;Afrique, l&#8217;Amérique Latine ne seront pas les plus protégées, les gouvernements du Sud feraient bien de se méfier. Considérant l&#8217;absence de débat public, l&#8217;absence de considération pour l&#8217;inégalité entre pays riches et pays pauvres dans la responsabilité historique des émissions de gaz à effets de serre et des impacts des technologies supposées les enrayer, la géoingénieurie s&#8217;avère relever de la conspiration géopolitique.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: xx-small;"><strong>{1}</strong> dans un livre publié pour décembre 2009 bparIsland Press, Climate Change Science and Policy, Steven Schneider, Mike Mastrandrea, Armin Rosencranz, editors. Vous pouvez retrouver cette citation dans l&#8217;article online: <a href="http://www.blogger.com/www.ucalgary.ca/%7Ekeith/papers/89.Keith.EngineeringThePlanet.p.pdf">www.ucalgary.ca/~keith/papers/89.Keith.EngineeringThePlanet.p.pdf</a> (accessed 14 October 2009)</span><br />
<span style="font-size: x-small;"><strong>{2}</strong> UK Royal Society, Geoengineering the climate: science, governance and uncertainty, 1 September 2009, p. 62; available on the Internet: <a href="http://royalsociety.org/document.asp?tip=0&amp;id=8729" target="_blank">http://royalsociety.org/document.asp?tip=0&amp;id=8729</a></span><br />
<span style="font-size: x-small;"><strong>{3}</strong> See Institute of Mechanical Engineers, Climate Change: Have We Lost the Battle, November 2009, </span><br />
<span style="font-size: x-small;"><a href="http://www.imeche.org/about/keythemes/environment/Climate+Change/MAG" target="_blank">http://www.imeche.org/about/keythemes/environment/Climate+Change/MAG</a></span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>Box 2 : </strong><br />
Mise au point sur le <strong>M</strong>écanisme de <strong>D</strong>éveloppement (pas si) <strong>P</strong>ropre.<br />
(page 9 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>Le Protocole de Kyoto repose sur trois mécanismes économiques (le mécanisme de permis négociables, la mise en œuvre jointe, et le MDP) qui ont été présentés dans les dernières heures des négociations. Le MDP permet aux pays riches de passer outre la réduction de leurs émissions domestiques si ils financent des projets de développement propre dans les Suds. Ces projets, qui n&#8217;auraient jamais eu lieu sans cette démarche, sont en fait des crédits d&#8217;émissions. Ce qui signifie, théoriquement, que les gros pollueurs du Nord vont investir dans des projets de développement durable chez les pays pauvres pour compenser l&#8217;impact négatif de leurs propres émissions. Le plan est chapeauté par un directoire du MDP sous l&#8217;autorité de la Conférence des Membres du CCNUCC. Le nombre des projets de MDP a explosé récemment, passant de 10 à 100 propositions par mois entre 2005 et 2007. Plus de 4000 projets en tout ont été mis en œuvre.</p>
<p>Le MDP a été largement critiqué, aussi bien du point de vue du concept que sur le terrain. Bien sûr, le MDP lui-même reconnaît « l&#8217;urgence accrue en 2009 d&#8217;améliorer le MDP. <strong>{1}</strong>» Le gros problème, c&#8217;est que ça n&#8217;entraîne pas du tout de réductions des émissions, ça donne gain de temps aux plus gros pollueurs, ce qui aggrave la crise climatique et continue de faire augmenter le taux de gaz à effet de serre dans l&#8217;atmosphère. Sur le terrain, les critiques soulèvent le fait que en réalité, peu de pays ont vu la couleur de ces financements <strong>{2}</strong> , et les communautés locales n&#8217;ont pas été entendues pour la mise en œuvre de ces projets, lesquels pour la plupart ont plutôt entraîné un grand dommage social et environnemental: les monocultures des compagnies agro-forestières ont remplacé les cultures vivrières traditionnelles et avec elles des modes d&#8217;exploitation durable, de même le MDP a permis la construction d&#8217;énormes centrales hydroélectriques aux impacts sociaux néfastes, les populations autochtones n&#8217;ayant pas pu ou su défendre leurs droits dans l&#8217;énorme processus qui se mettait en branle.</p>
<p>Alors que les problèmes entraînés par la transformation du carbone en valeur marchande apparaissent plus clairement, les Etats les plus influents au sein du CCNUCC font tout pour que ça continue de plus belle, notamment en adoptant de plus en plus le financement de la réduction des émissions de carbone forestier dans les pays en développement (REDD). (Annexe1)<br />
Les pays se disputent les institutions du financement international, en particulier la Banque Mondiale, alors que les pays en voie de développement sont mécontents de cette structure gouvernante qui n&#8217;est pas démocratique car basée sur le pouvoir financier dont les politiques économiques prescriptives ont déjà causé beaucoup de dommages ces vingt dernières années.<br />
Le MPD est au centre des négociations - à la fois dans la perspective de le réformer et de l&#8217;inclure dans des mécanismes plus sectorisés et policés, ou d&#8217;étendre son champ d&#8217;action avec des technologies telles que le captage et stockage du carbone (CSC), l&#8217;énergie nucléaire ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biochar">les biochars</a>. Pour remettre en cause le MDP il faudrait d&#8217;abord comprendre ce qui se joue réellement, et entre autre avec ces nouvelles technologies.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: xx-small;"><strong>{1}</strong>   UNFCCC, Clean Development Mechanism: 2008 in Brief, p. 3, available at <a href="http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf">http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf</a><br />
<strong>{2}</strong>  In 2008 for example, three quarters of the projects went to China, India, Brazil and Mexico. Fewer than 3% of projects have gone to Africa.<br />
See UNFCCC, Clean Development Mechanism: 2008 in Brief available at<br />
<a href="http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf">http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf</a></span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>PARTIE 1 : LE CONTEXTE.<br />
<br/><br/><br/><br/><br />
La technologie, la CCNUCC, et la géoingénieurie.</strong><br />
(pages 7 et 8 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>La conférence (COP15) de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui a eu lieu les 7-18 décembre à Copenhague a été désignée comme étant la discussion de la dernière chance pour mettre en œuvre d&#8217;ici 2012 une politique commune de réduction des émissions de gaz à effets de serre. La période du premier engament du Protocole de Kyoto, qui est entré en vigueur en 2005 pour 37 pays industrialisés en plus de la Communauté Européenne, va expirer en 2012 <strong>{1}</strong>. Un nouvel accord était supposé avoir lieu à Copenhague, mais ça n&#8217;a pas eu l&#8217;air de se faire.</p>
<p>En fait, les pays riches (cf. annexe1) sont occupés à minimiser auprès de leur population les attentes à l&#8217;origine de ce sommet. Les mouvements sociaux et les pays en voie de développement veulent que les pays responsables des dégâts climatiques assument. Ce qui s&#8217;est passé à Bangkok, durant les négociations préliminaires à Copenhague, entre le 28/09 et le 09/10/2009, c&#8217;est que les pays répertoriés dans l&#8217;annexe1 veulent abandonner le protocole de Kyoto qui pointe des « responsabilités communes mais différenciées », et donc met l&#8217;opprobre sur les pays qui ont été du point de vue historique, les plus gros émetteurs de carbone. Ils veulent donc partager la dette climatique qui leur incombe avec les pays en voie de développement. (Il est difficile de ne pas faire le parallèle avec leur attitude pendant la crise financière, où des gouvernements ont dépensé des milliers de milliards d&#8217;argent public pour protéger les banques et les affaires alors qu&#8217;ils ont laissé des millions de gens souffrir de la crise alimentaire – en partie due aux changements climatiques et aux investissements dans les agrocarburants, censés aider à la régulation climatique.<strong>{2}</strong> )</p>
<p>Ce que l&#8217;on a appelé Plan Action Bali (BAP), négocié par le CCNUCC durant le 13ème sommet de Copenhague en 2007 avait crée le Groupe de travail Ad Hoc sur un action de coopération à long terme (AWG-LCA) qui devait permettre « la mise en route et l&#8217;application effective de la convention.<strong>{3}</strong>» La technologie avait été désignée comme étant un des 4 « piliers » de ce plan-action. (Les 3 autres étant la régulation, l&#8217;adaptation et le financement.) Alors que déjà il y a peu de points sur lesquels tout le monde est d&#8217;accord, le coup final porté au consensus arrive avec la foi en le pouvoir de la technologie qui va nous délivrer du chaos climatique.</p>
<p>Le « Bulletin d&#8217;Information » du CCNUCC, Pourquoi la technologie est si importante? résume et chapeaute les positions de la Convention:<br />
« les technologies environnementales peuvent fournir des solutions gagnant-gagnant, alliant la régulation climatique à la croissance économique.<strong>{4}</strong> »<br />
En d&#8217;autres mots, la technologie va nous permettre de poursuivre notre chemin actuel, sans avoir à réduire quoi que ce soit, – en fait la technologie va nous permettre de produire et consommer plus encore, sans avoir à en payer les conséquences.<br />
Il est implicitement reconnu, toujours selon le Bulletin d&#8217;Information, que cette foi en la technologie va de pair avec celle dans le secteur privé:<br />
« Le rôle du business comme source de solutions au réchauffement climatique est universellement reconnu. »</p>
<p>Les références à la technologies parsèment les quelques 200 pages du texte de négociations sur les actions de collaborations à long terme , dont la section sur la technologie présente plusieurs propositions pour une mise en œuvre au sein de la Convention.<br />
Les expressions « écotechnologies » (EST, Environment-Sound Technologies) et technologies innovantes sont omniprésentes bien qu&#8217;il n&#8217;y ait ni explication générique dans le contexte du changement climatique et des solutions de régulation et d&#8217;adaptation, ni spécification des technologies qui seraient concernées.</p>
<p>Il y a aussi de nombreuses références à un « environnement propice » (enabling environment) concernant le transfert de technologies, et qui recouvre un large éventail de questions, dont celle de la propriété intellectuelle, des mécanismes d&#8217;incitation, de la facilitation des transferts et développement de technologies.<br />
La propriété intellectuelle voit ses droits très contestés selon si elle est un frein ou un encouragement à l&#8217;innovation des technologies climatiques. (Cf. ci-dessous Géoingénieurie et revendications de la propriété intellectuelle.) La question du rôle du secteur privé est aussi au cœur du débat en ce qui concerne le financement dans les différentes étapes de l&#8217;élaboration technologique.<br />
Les différents partis ont soumis des propositions pour tirer profit des investissements privés dans le déploiement, la diffusion et les transferts de technologies, ainsi que pour mettre en relation les compagnies privées qui peuvent fournir certaines technologies spécifiques aux pays qui ont déjà adopté des « mesures spécifiques » qui pourraient devenir des pré-requis sur lesquels pourront reposer les technologies. Certains pays développés, par exemple, proposent d&#8217;encourager les collaborations et accords volontaires de technologies déployées dans le cadre de recherches, de développements de projets à échelle globale.</p>
<p>Dans tous les cas, le cycle de la technologie comprend les phases de recherche, de développement, de déploiement, de diffusion et de transfert. Aucune disposition n&#8217;a été prise pour contrôler ces phases, et aucune institution n&#8217;a été chargée d&#8217;évaluer les impacts sur le climat et les populations. Il n&#8217;y a eu aucune tentative pour savoir quelle technologie serait la plus utile, et pour qui. En fait, quelques idées comme la protection des savoirs traditionnels des paysans locaux concernant les semences et les jachères, qui n&#8217;agressent pas le climat, sont relégués au second plan face aux technologies industrielles intensives comme la monoculture, notamment pour les agrocarburants, toujours considérée comme relevant du développement durable, ou le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biochar">biochar, qui est un charbon de bois produit à partir de la biomasse</a>, riche en carbone, stable et durable, qui a aussi une fonction possible de fixation du carbone dans le sol et donc de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_de_carbone">puits de carbone</a>.</p>
<p>Il est primordial pour les acteurs des négociations menées par le CCNUCC de bien garder en tête quelles sont toutes les technologies qui entrent en jeu, et entre autre la géoingénieurie.<br />
Bien que le mot géoingénieurie n&#8217;apparaît pas (encore) dans le texte de négociations, de même que les techniques de géoingénieurie n&#8217;en sont pas explicitement exclues, on peut affirmer que c&#8217;est compris dans le terme général de technologie et toutes les dispositions d&#8217; « encouragements à la mise en oeuvre » pourraient être appliquées. Les techniques de géoingénieurie qui entendent « maîtriser les rayonnements solaires » (i.e. protéger la terre des radiations) pourraient donc être incluses dans les plans de régulations du réchauffement adoptés par les Etats. Déjà, certains partisans des techniques de géoingénieurie, notamment pour la fertilisation des océans et l&#8217;emploi des biocharbons, ont tenté d&#8217;utiliser la Convention pour faire passer des technologies qui ne sont pas sûres en les accréditant via le CDM (Clean Development Mechanism), qui autorise les pays engagés dans un plan de réduction des gaz à effets de serre à l&#8217;appliquer plutôt à un pays en voie de développement en en finançant le projet. Si une technologie potentiellement dangereuse, comme la fertilisation des océans ou le biocharbon, se fait accréditée par le CDM, les profits qu&#8217;elle tirerait des océans et des sols devenus des puits à carbone, seraient pris à une autre ressource qui nous est vitale, à savoir la nourriture.<br />
La section finale de ce rapport, Réflexions et Recommandations, comprend les aboutissements que l&#8217;on souhaiterait pour les négociations du CCNUCC, et entendent tracer une voie qui aille au-delà de Copenhague.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: xx-small;"><strong>{1}</strong>  The reduction targets amount to an average of ␣ve per cent against 1990 levels over the ␣ve-year period 2008-2012.<br />
See <a href="http://unfccc.int/kyoto_protocol/items/2830.php">http://unfccc.int/kyoto_protocol/items/2830.php</a><br />
<strong>{2}</strong>  The World Bank estimates that 75% of the 140% rise in world food prices between 2002 and 2008 was due to agrofuel production.<br />
See Asbjorn Eide, “The Right to Food and the Impact of Liquid Agrofuels (Biofuels)”, FAO, Rome, 2008,<br />
available at <a href="http://www.fao.org/righttofood/publi08/">http://www.fao.org/righttofood/publi08/</a><br />
<strong>{3}</strong>  See <a href="http://unfccc.int/meetings/items/4381.php">http://unfccc.int/meetings/items/4381.php</a><br />
<strong>{4}</strong>  <a href="http://unfccc.int/␣les/press/backgrounders/application/pdf/fact_sheet_on_technology.pdf">http://unfccc.int/␣les/press/backgrounders/application/pdf/fact_sheet_on_technology.pdf</a><br />
<strong>{5}</strong>  Ad hoc Working Group on Long-term Cooperative Actions, FCCC/AWGLCA/2009/INF.2 15 September 2009,<br />
available at <a href="http://unfccc.int/resource/docs/2009/awglca7/eng/inf02.pdf">http://unfccc.int/resource/docs/2009/awglca7/eng/inf02.pdf</a></span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>Comment nous en sommes arrivés là:<br />
de l&#8217;intégration progressive de la géoingénieurie dans les esprits.</strong><br />
(pages 10 et 11 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>Dans un sens, la géoingénieurisation a toujours été désignée comme étant une solution plausible au changement climatique. Déjà en 1965, le président américain du Science Advisory Committee (Commission de Conseils Scientifiques) prévenait, dans un rapport intitulé « Restaurer la Qualité de notre environnement », que les émissions de CO2 allaient modifier l&#8217;équilibre des températures de la planète. Ce rapport, considéré comme étant la première reconnaissance grave du changement climatique, fut édité dans le but non pas de réduire les émissions, mais d&#8217;introduire un panel de solutions de géoingénieurie. L&#8217;auteur de ce rapport affirmait que « les possibilités de neutraliser délibérément les changements climatiques&#8230; devaient être sérieusement explorées » et suggérait que pour entre autre contrer la formation des ouragans on pouvait disperser des particules réflectives dans les mers tropicales (pour un coût annuel de 500 millions de dollars.) Le Cabinet avait aussi spéculé sur les possibilités que représentaient les nuages pour interférer sur le réchauffement. Comme le note avec ironie James Fleming, le spécialiste de l&#8217;histoire des modifications climatiques, le premier rapport officiel sur les changements climatiques « n&#8217;a même pas été capable de mentionner le moyen le plus évident de réduire les émissions: l&#8217;utilisation raisonnée des énergies fossiles. {1} »</p>
<p>Quarante ans après la sortie de ce rapport, tout le monde, dont l&#8217;actuel président américain, a parlé du réchauffement climatique, les scientifiques se sont inquiétés sur la hausse des températures en Arctique et pour le pergélisol sibérien, qui pouvait avoir des conséquences climatiques dramatiques sur le reste de la planète, ce qui a amené le Congrès américain à accepter d&#8217;étudier la question pour établir un « Plan de Recherches sur les Opérations de Modifications Climatiques » (Weather Modification Operations and Research Board). Bien que cette tentative n&#8217;ait pas abouti, elle a été ressortie l&#8217;année dernière, et rebaptisée « Loi d&#8217;Autorisation à la Recherche et au Développement sur la Régulation Climatique » (Weather Mitigation Research and Development Policy Authorization Act). En juillet dernier, la Commission sur le Commerce, la Science et les Transports a recommandé que cela soit porté à la connaissance de tout le Sénat.</p>
<p>Le débat actuel portant sur la possibilité de planifier (d&#8217;ingénieuriser) le climat planétaire peut se voir dans l&#8217;article {2} co-rédigé par le Dr Edward Teller – l&#8217;inventeur nobellisé de la bombe H, et l&#8217;un des scientifiques les plus influents dans la sphère politique de la 2nde moitié du 20ème siècle. Teller s&#8217;est montré ouvertement pour la géoingénieurie lorsqu&#8217;il a soumis, avec deux collègues, son article durant le 22ème Séminaire International des Urgences Planétaires, à Erice, en Sicile, en 1997.<br />
Bien que les auteurs ne présentent pas leur point de vue comme étant également celui de leur gouvernement, leur travail fut mené au Laboratoire Nationale de Lawrence Livermore, sous contrat avec le Département de l&#8217;Energie.<br />
Teller aurait pu prendre sa retraite – il avait 89 ans lors du séminaire en Sicile, car déjà un autre Prix Nobel, Paul J.Crutzen, nobellisé grâce à ses travaux pionniers sur la couche d&#8217;ozone, prenait la relève en 2002 en affichant ouvertement son parti pris pour la géoingénieurie dans la Revue Nature {3}.</p>
<p>Depuis que nous vivons dans une ère dominée par les activités anthropiques que P.J.Crutzen a appelé « anthropocène », où les humains interfèrent de plus en plus sur le climat, notre futur « peut bien être déterminé par des projets de géoingénieurie décidés et exécutés à l&#8217;échelle planétaire ».<br />
La même année, le magazine Science publia son propre article, plaçant la géoingénieurie comme étant la seule solution légitime pour régler la question climatique {4}.</p>
<p>Egalement en 2002, Teller, qui travaillait pour le Département de l&#8217;Energie américain en collaboration avec Roderick Hyde et Lowell Wood a présenté un article à l&#8217;Académie Américaine de l&#8217;Ingénieurie dans lequel ils affirment que la géoingénieurie – et non la réduction des émissions à effet de serre, est « l&#8217;étape à franchir lors des négociations pour la CCNUCC. {5}»</p>
<p>En 2005, un autre éminent climatologue, Yuri Izrael, vice-président au Panel International sur le Changement Climatique et directeur de l&#8217;Institut sur le Climat Planétaire et les Etudes Environnementales basé à Moscou, a écrit à Vladimir Poutine pour proposer un investissement dans 600000 tonnes d&#8217;aérosols sulfuriques à épandre dans l&#8217;atmosphère pour baisser la températures de quelques degrés par rapport au reste de la planète. Depuis Izrael affirme haut et fort qu&#8217;il prépare des expérimentations de géoingénieurie à échelle locale.</p>
<p>Paul Crutzen revint sur le débat en août 2006 lorsqu&#8217;il écrivit un édito dans le journal Climatic Change dans lequel il appelait à une recherche active dans l&#8217;utilisation d&#8217;aérosols de sulfates pour refléter les rayons du soleil dans la stratosphère et faire baisser la température de la planète. {6}<br />
Crutzen, professeur de l&#8217;Institut en Chimie Max Planck en Allemagne a affirmé que des ballons ou des canons pouvaient être utilisés à très haute altitude pour pulvériser du dioxyde de sulfure dans la stratosphère, à la manière d&#8217;une irruption volcanique, le dioxyde de sulfure pouvant se transformer en particules de sulfate. Il a reconnu que le coût d&#8217;une telle opération s&#8217;élèverait à 25-50 milliards par an, ce qui était bien en-dessous des trillions de dollars dépensés par les gouvernements dans le monde pour le budget de la Défense.<br />
Il a ajouté que cela ne tenait pas compte du coût humain en morts prématurées dues à la présence des particules dans l&#8217;air, lesquelles pouvaient y rester pendant deux ans.<br />
Il a bien reconnu que cette proposition devait être étudiée qu&#8217;en dernier ressort, mais a poursuivi sur le fait que les gouvernements en étaient déjà là. Dans ce même numéro de Climatic Change, le spécialiste de la chimie atmosphérique et président de l&#8217;Académie Nationale des Sciences américaine Ralph J. Cicerone approuve les propositions de Crutzen. Il s&#8217;est exprimé dans un numéro du New York Time de 2006 : « Nous devrions considérer ses idées comme relevant de n&#8217;importe quelle autre recherche et donc les prendre au sérieux. {7}»</p>
<p>En Novembre, le Centre de Recherches Militaires de la NASA a organisé une rencontre au sommet entre partisans de la géoingénieurie pour en explorer les possibilités, avec à la présidence Lowell Wood. « La réduction de l&#8217;impact humain sur le climat ne se fait pas et ne se fera pas. », c&#8217;est ce qu&#8217;a rapporté le vieux physicien. Il a affirmé que le temps était venu de « déployer des moyens technologiques pour éliminer intelligemment un réchauffement indésirable. » Selon Wood, son approche « ingénieurisée » pourrait « instantanément améliorer le climat. »<br />
De cette rencontre ont émergé les prémices d&#8217;une campagne pour soulever des fonds de financements des techniques de géoingénieurie, vite, et en tout bien tout honneur.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: xx-small;"><strong>{1}</strong>  James Fleming, “The Climate Engineers,” Wilson Quarterly, spring 2007, available at <a href="http://www.wilsoncenter.org/index.cfm?fuseaction=wq.essay&#038;essay_id=231274 10">http://www.wilsoncenter.org/index.cfm?fuseaction=wq.essay&#038;essay_id=231274 10</a>.<br />
UNFCCC, Clean Development Mechanism: 2008 in Brief, p. 3, available at <a href="http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf">http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf</a><br />
<strong>{2}</strong>  Edward Teller, Lowell Wood and Roderick Hyde, “Global Warming and Ice Ages: I. Prospects For Physics-Based Modulation Of Global Change,” 15 August 1997.<br />
<strong>{3}</strong>  P.J. Crutzen, “Geology of Mankind,” Nature, Vol. 415, 3 January 2002.<br />
<strong>{4}</strong>  M.I. Hoffert, K. Caldeira, et al. “Advanced Technology Paths to Global Climate Stability: Energy for a Greenhouse Planet,” Science, Vol. 298, 1 November 2002, pp. 981-987 and P.J. Crutzen, “Geology of Mankind,” Nature, Vol. 415, 3 January 2002<br />
<strong>{5}</strong>  E. Teller, R. Hyde and L. Wood, “Active Climate Stabilization: Practical Physics-Based Approaches to Prevention of Climate Change,” 18 April 2002<br />
<strong>{6}</strong>  P.J. Crutzen, “Albedo Enhancement by Stratospheric Sulfur Injections: A Contribution to Resolve a Policy Dilemma?” Climatic Change, 2006<br />
<strong>{7}</strong>  William J. Broad, “How to Cool a Planet (Maybe),” The New York Times, June 27, 2006. </span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/></p>
<p><strong>La douche médiatique :<br />
avec l&#8217;augmentation des publications, les décideurs prennent la température.</strong><br />
(pages 12, 13 et 14 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>Retraçons donc le soutien actuel à la géoingénieurie de la part des milieux politiques et scientifiques comme des médias grand public.<br />
Une fois qu&#8217;une poignée d&#8217;éminents climatologues ont certifié que la géoingénieurie avait une crédibilité scientifique, il y a eu une explosion d&#8217;articles aussi bien dans des  publications érudites (au moins cinq fois plus) que dans des publications vulgarisantes (au moins 12 fois plus), comme le montrent les graphiques ci-dessous : {1}<br />
<br/><br />
<center><img alt="Image Hosting by PictureTrail.com" border="0" src="http://pic90.picturetrail.com:80/VOL2207/11463419/22956313/382449739.jpg" /><br /><span style="font-size: xx-small;"> A gauche : articles scientifiques sur la géoingénieurie avant et après 2002. A droite :	couverture médiatique des articles sur la géoingénieurie avant et après 2002</span></center><br />
<br/><br/><br />
En avril 2009, John Holdren, le conseiller scientifique de B.Obama avoua que l&#8217;administration était en train de considérer la géoingénieurie comme une solution possible au changement climatique. {2}</p>
<p>Le mois suivant, le secrétaire du Département de l&#8217;Energie Steven Chu se déclara pour les solutions technologiques au changement climatique, dont les projets de géoingénieurie « bénigne » comme le blanchiment des toits.{3}  En juin, les Académies Nationales, qui sont en charge de conseiller le gouvernement américain sur les questions scientifiques, ont organisé un atelier de deux jours sur les « options de solutions de géoingénoeurie au changement climatique: pour aller vers l&#8217;établissement d&#8217;un agenda de recherches.{4} »  Steven Kooning, secrétaire-adjoint pour les Sciences au sein du Département de l&#8217;Energie, a été chargé de faire un rapport publié en juillet sur la possibilité d&#8217;épandre des aérosols de sulfates dans la stratosphère pour baisser la température de la planète.</p>
<p>De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, il y a  eu un engouement de la part de la politique scientifique officielle pour la géoingénieurie. Une grande exposition au Musée des Sciences de Londres « Les algues peuvent-elles sauver le monde ? »,  probablement liée à la personnalité d&#8217;un membre important du Ministère de l&#8217;Environnement et grand fan de la fertilisation des océans. En 2008, dans une lettre écrite sur un blog de géoingénieurie, notre éminent ministre anonyme  a exprimé ceci: « la fertilisation des océans, à cause de (sic) son énorme potentiel, devrait (je souligne) simplement être vigoureusement explorée … La question est comment le faire sans s&#8217;attirer les protestations de la population.{5} »</p>
<p>La Commission parlementaire de l&#8217;Innovation, de la Science, de l&#8217;Université et des Compétences de la Grande Bretagne a remis sur le tapis un rapport recommandant la géoingénieurie, datant de sa session 2008-2009 {6}.<br />
Début 2009, le ministre allemand de la recherche a autorisé une expérimentation de fertilisation dans la Mer de Scotia (à la limite des océans Antarctique et Atlantique) malgré un moratoire que son propre gouvernement a contribué à briser lors de la Convention des Nations-Unis de la Diversité Biologique en 2008 {7}.</p>
<p>En avril 2009, au Portugal, le Ministère de la Science, de la Technologie et de l&#8217;Enseignement Supérieur a organisé une <i>Chatham Rules Session</i> (ndlr: rencontre où tout ce qui sera dit pourra être cité mais sans en mentionner le nom de l&#8217;auteur) sur la géoingénieurie. En septembre la Royal Society – l&#8217;Académie Nationale des Sciences en Angleterre, a suivi avec le lancement d&#8217;un rapport: « Géoingénieuriser le climat: Science, Gouvernance et Incertitude.{8} »  Ce rapport a apporté à la géoingénieurie une crédibilité et une argumentation inégalées jusque-là. </p>
<p>Les auteurs de ce rapport mettent en avant le fait que la géoingénieurie peut permettre une « politique d&#8217;assurance » - un plan B peu satisfaisant et on peut l&#8217;espérer encore lointain, mais que nous serions obligés de considérer en cas d&#8217;urgence climatique. Les auteurs reconnaissent qu&#8217;il y a plusieurs manières de géoingénieuriser le climat, et que nous n&#8217;en  connaissons pas les impacts environnementaux et sociaux. Le rapport recommande donc que les gouvernements financent un programme de recherches international sur 10 ans consacré à la géoingénieurie (100 millions de Livres seraient allouées par le seul gouvernement britannique.) La majeure partie de cette recherche se ferait par le biais de modélisations informatiques, mais le rapport recommande aussi des essais sur le terrain pour plusieurs technologies.</p>
<p>D&#8217;un certain point de vue, l&#8217;insistance de ce rapport sur le fait que la géoingénieurie doit être appréhendée sous le prisme d&#8217;«une politique d&#8217;assurance»  peut sembler relever de la prudence, de la pragmatique et même du principe de précaution. Mais le soutien explicite – même aux projets qui semblent les plus fous, aux recherches de géoingénieurie et à leurs applications expérimentales sur le terrain est troublant. Ce qui a poussé à la rédaction de ce rapport, selon la Royal Society, c&#8217;était la nécessité, pour les gouvernements et les entreprises, d&#8217;avoir en main une analyse des risques scientifiques et des bénéfices mis en jeu. Les autorités officielles ont évoqué cet intérêt croissant pour la géoningénieurie et l&#8217;obligation qu&#8217;elles avaient de «cadrer» un débat qui devenait de plus en plus polémique.{9}</p>
<p>Malheureusement (mais c&#8217;était prévisible), ce rapport a été l&#8217;occasion pour les partisans de la géoingénieurie d&#8217;appuyer leur point de vue. Les néo conservateurs d&#8217;outre-Atlantique se sont mobilisés pour éditer un article éminent sur le moindre coût de la géoingénieurie comparée à une poilitique de régulation du climat. (Cf.  ci-dessous <i>La Manoeuvre Lomborg</i>), l&#8217;Institut d&#8217;ingénieurie Mécanique britannique a balancé sa propre analyse favorable juste un jour avant la sortie du rapport, et , cerise sur le gâteau, même un des membres de la Royal Society, le Dr Peter Cox ( qui est en train de développer un projet de géoingénieurie qui vise l&#8217; Afrique de l&#8217;ouest) en a profité pour sortir une édition de <i>Physics World</i> spéciale géoingénieurie titrant « Il est temps d&#8217;en finir avec le tabou sur la géoingénieurie.{10} »<br />
Résultat, le rapport de la Royal Society s&#8217;est retrouvé noyé sous les sorties pro géoingénieurie simultanées.</p>
<p>Récemment des agences internationales se sont penchées sur la géoingénieurie, comme La Banque Mondiale, avec son dernier Rapport sur le Développement Mondial {11}, ainsi que le Programme des Nations Unies pour l&#8217;environnement (PNUE) dans son abrégé des connaissances scientifiques succédant au dernier rapport du Groupe d&#8217;experts Intergouvernemental sur l&#8217;Evolution du Climat (GIEC.){12}<br />
Le PNUE dit que la question d&#8217;un engagement vis-à-vis de la géoingénieurie doit être discuté, mais reste pessimiste sur la prospective d&#8217;une gouvernance ou régulation internationale:  «  Vus les difficultés qu&#8217;on a eues pour aboutir à des solutions au changement climatique basées sur les responsabilités communes mais différenciées, et le flou qui entoure ces projets de géoingénieurie, il n&#8217;y aura pas d&#8217;accord global qui aboutira à interférer délibérément sur le système planétaire. »{13}  Les précédents rapports du GIEC ne mentionnaient que sommairement la géoingénieurie, mais le prochain risque  de s&#8217;y consacrer plus longuement, avec cette irruption soudaine de crédibilité et surtout avec tous ces  éminents scientifiques en géoingénieurie qui y siègent.</p>
<p><br/><br/><br />
<center>« <i>Si nous pouvions répondre à ce problème avec la géoingénieurie, alors Copenhague ne serait pas nécessaire.<br />
On pourrait continuer à prendre nos avions et nos voitures.</i> »<br />
<span style="font-size: x-small;">Sir Richard Branson, industriel et propriétaire d&#8217;une compagnie aérienne.</span></center></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: xx-small;"><br />
•<b>{1}</b>  Publication searches were conducted August 25, 2009. For scholarly articles: Google Scholar for the years 1994-2001 and 2002-present (search terms “geoengineering” and “climate” “change” in the following categories: Biology, Life Sciences, and Environmental Science; Chemistry and Materials Science; Engineering, Computer Science, and Mathematics; Physics, Astronomy, and Planetary Science; Social Sciences, Arts, and Humanities. For major media coverage: Lexis Nexis for the years 1994-2001 and 2002-present (search terms “geoengineering” “climate” “change”) in newspapers stories (major world newspa- pers), weblogs and magazines.<br />
•<b>{2}</b>  Seth Borenstein, Associated Press, April 9, 2009. See “Global warming is so dire, the Obama administration is discussing radical technologies to cool Earth’s air,”<br />
available online: <a href="http://abcnews.go.com/ Technology/GlobalWarming/wireStory?id=7295178">http://abcnews.go.com/ Technology/GlobalWarming/wireStory?id=7295178</a><br />
.<b>{3}</b>  Steven Chu discussed geoengineering at the St James’s Palace Nobel Laureate Symposium in London held on May 26-28, 2009<br />
.<b>{4}</b>   See <a href="www.americasclimatechoices.org/GeoEng%20Agenda%206-11-09.pdf">www.americasclimatechoices.org/GeoEng%20Agenda%206-11-09.pdf</a><br />
.<b>{5}</b>   Accessed 16 October 2009 at <a href="http://carbonsequestration.blogspot.com/2008/02/uk-environmental-minister-ocean.html">http://carbonsequestration.blogspot.com/2008/02/uk-environmental-minister-ocean.html</a><br />
.<b>{6}</b>   See Recommendations 24 and 25 of House of Commons Innovation, Universities, Science and Skills Committee, Engineering: turning ideas into reality, Fourth Report of Session 2008–09, Volume 1, p. 117.<br />
.<b>{7}</b>   For more information, see ETC Group news release, “German Geo-engineers Show Iron Will to Defy Global UN Moratorium,” 8 Jan. 2009, available online at <a href="http://www.etcgroup.org/en/materials/publica- tions.html?pub_id=710">http://www.etcgroup.org/en/materials/publica- tions.html?pub_id=710</a><br />
.<b>{8}</b>   Available online at <a href="www.royalsociety.org/displaypagedoc.asp?id=35151">www.royalsociety.org/displaypagedoc.asp?id=35151</a><br />
.<b>{9}</b>   Personal email communication between Royal Society Director of Science Policy and ETC Group.<br />
.<b>{10}</b>  (<a href="http://www.iop.org/Media/Press%20Releases/press_36613.html">http://www.iop.org/Media/Press%20Releases/press_36613.html</a>).<br />
.<b>{11}</b>   “Geoengineering the world out of climate change” in World Development Report 2010: Development and Climate Change, Box 7.1, p. 301;<br />
online at <a href="http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/ EXTRESEARCH/EXTWDRS/EXTWDR2010/0,,menuPK:5287748~pagePK:64167702~piPK:64167676~theSitePK:5287741,00.html">http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/ EXTRESEARCH/EXTWDRS/EXTWDR2010/0,,menuPK:5287748~pagePK:64167702~piPK:64167676~theSitePK:5287741,00.html</a><br />
.<b>{12}</b>   UNEP, Climate Change Science Compendium 2009, online at <a href="http://www.unep.org/compendium2009/">http://www.unep.org/compendium2009/</a><br />
.<b>{13}</b>   Ibid., p. 53.<br />
</span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>Le retournement de Lomborg :<br />
dénier les changements climatiques pour finalement se convertir fanatiquement à la géoingénieurie.</strong><br />
(page 15 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>Un effet curieux de la médiatisation de la géoingénieurie a été un alignement des positions de certains groupements d’intérêts qui avaient auparavant  des avis diamétralement opposés. Alors que pendant un bon moment des climatologues comme Paul Crutzen ou Ken Caldeira affirmaient n&#8217;avoir été amenés à choisir la géoingénieurie qu&#8217;à contrecœur, par peur des effets dévastateurs entrainés par les changements climatiques, un nouveau lobby puissant s&#8217;est forgé ces deux dernières années autour de personnes qui n&#8217;ont jamais été préoccupées par les problèmes de l&#8217;environnement ou de la pauvreté dans le monde.</p>
<p>En juin 2008, Newt Gingrich, représentant au sein du congrès américain, a envoyé une lettre à des milliers de citoyens les exhortant à s&#8217;opposer à  la législation en cours sur la régulation climatique. Gingrich prône la géoingénieurie atmosphérique par épandage de sulfates dans les nuages comme étant la meilleure solution pour combattre les effets du changement climatique: « la géoingénieurie peut assurer une solution au réchauffement planétaire avec seulement un milliard de dollars par an. » « Au lieu de pénaliser le citoyen lambda, nous pouvons proposer des solutions technologiques innovantes&#8230; Nous pouvons disposer de notre ingénierie  nationale&#8230; A bas le péril vert.{1} »</p>
<p>Gingrich est un ancien de l&#8217;<i>American Enterprise institute</i> (AEI), un think tank néo conservateur pro libéral, pour la limitation de l&#8217;intervention gouvernementale, proche de l&#8217;administration Bush. L&#8217;AEI a son propre département de recherche en géoingénieurie, dirigé par Lee Lane, un conseiller en climatologie de l&#8217;ancien président.</p>
<p>En 2009, Lane a publié une « Analyse de l&#8217;ingénierie du Climat comme Réponse au réchauffement global {2} », dans laquelle la géoingénieurie est présentée comme étant une solution plus  économique que la réduction de émissions de gaz à effet de serre. Lane et son collaborateur affirment qu&#8217;une stratégie de réduction des émissions comme la taxe carbone amènerait une diminution des gaz à effets de serre de 12,9% (d&#8217;autres disent 3%) d&#8217;ici 2010, alors qu&#8217;en épandant des sulfates dans les nuages on règlerait la question du changement tout en injectant 20 trillions de dollars dans l&#8217;économie globale. </p>
<p>Ce rapport a été publié et largement diffusé par Bjorn Lomborg, à l&#8217;initiative du Consensus de Copenhague et directeur de l&#8217;Institut de l&#8217;évaluation de l&#8217;environnement danois. Celui-ci est plus connu pour avoir écrit  <i>L&#8217;Ecologiste sceptique</i>,  ouvrage dans lequel il minimise la question de la gravité du changement climatique. Lomborg utilise ce Consensus pour mettre en avant la géoingénieurie non plus comme un plan B mais bien comme un plan A du refroidissement climatique.</p>
<p>Le « retournement de Lomborg », qui est passé de l&#8217;opposition à la réalité du changement climatique au parti pris pour une solution climatique radicale <i>via</i> la géoingénieurie, est en passe de devenir l&#8217;attitude en vogue chez les sceptiques du réchauffement, surtout aux States. Aux côtés de Lane, et Gingrich à l&#8217;AEI, les membres politiques de l&#8217;Institut Cato, l&#8217;Institut Thomas Jefferson, l&#8217;Institution Hoover, l&#8217;institut pour la Compétitivité des Entreprises, l&#8217;institut Hudson, le réseau politique international et autres sont en train de se rallier à la sacro sainte solution de la géoingénieurie. Alors que les scientifiques et les activistes de la climatologie commencent à peine à débattre sur la géoingénieurie, celle-ci est en fait le point de mire des discussions de la Conférence sur le changement Climatique ayant lieu à l&#8217;Institut Heartland, où siègent en guest star les partisans de la géoingénieurie, doublant ainsi le traditionnel banc des sceptiques du réchauffement global.</p>
<p>Pour tous ceux qui ont douté (ou doutent toujours) des impacts des technologies humaines sur le climat, la géoingénieurie permet de squeezer le débat en amenant une solution radicale. Une fois qu&#8217;on a une solution – la géoingénieurie, il ne sert plus à rien de chercher qui émet le plus et qui doit diminuer ses émissions. Si on a les moyens de faire la nique aux gaz à effet de serre et de faire descendre le thermostat planétaire, on peut bien continuer à en émettre.<br />
Au moins un commentateur a constaté que cet engouement massif pour la géoingénieurie par les think tanks industriels représente une tactique délibérée pour distraire et retarder l&#8217;échéance de la part de ceux qui ont auparavant préféré investir dans le pétrole que dans la recherche sur le changement climatique.  « Si on peut nous faire croire qu&#8217;une géoingénieurie globale peut stopper les effets du réchauffement, alors ce statu quo sur les émissions n&#8217;est finalement pas un coup de folie, mais une précaution. » explique Alex Steffen, de Worldchanging.com.{3}  Effectivement, comme le dit Julian Morris, éminent climatologue sceptique  du Réseau Politique International, « utiliser l&#8217;argent pour contrôler les émissions de carbone et en priver la géoingénieurie est probablement moralement irresponsable. »{4} </p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: x-small;"><br />
•<b>{1}</b>  <a href="http://newt.org/tabid/102/articleType/ArticleView/articleId/3475/Default.aspx">http://newt.org/tabid/102/articleType/ArticleView/articleId/3475/Default.aspx</a><br />
•<b>{2}</b>   Available online at <a href="http://␣xtheclimate.com/component-1/the-solutions-new-research/climate-engineering">http://␣xtheclimate.com/component-1/the-solutions-new-research/climate-engineering</a><br />
•<b>{3}</b>   Alex Steffen, “Geoengineering and the New Climate Denialism,” 29 April 2009; available on the Internet at <a href="http://www.worldchanging.com/archives/009784.html">http://www.worldchanging.com/archives/009784.html</a><br />
•<b>{4}</b>   Chris Bowlby, “A quick ␣x for global warming,” BBC News, 31 July 2008; available on the Internet at <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/7533600.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/7533600.stm</a><br />
</span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>La technologie, la CCNUCC et l&#8217;agriculture.</strong><br />
(page 16 et 17 du pdf)<br />
<br/><br/><br/></p>
<blockquote><p>Alors que nous sommes restés focalisés sur l&#8217;émergence de la géoingénieurie, nous ne devons pas pour autant oublier les autres technologies qui veulent relever les mêmes défis. En plus des technologies les plus connues, et controversées, comme l&#8217;énergie nucléaire ou le stockage du carbone, les technologies agricoles ou liées à l&#8217;exploitation des sols sont cruciales dans le contexte des négociations sur le changement climatique.<br />
Selon le GIEC, l&#8217;agriculture est responsable de 14% des émissions à effet de serre, dont la majeure partie provient de la production industrielle car la logistique d&#8217;approvisionnement dépend des énergies fossiles. L&#8217;agriculture locale, en plus d&#8217;être nourricière <b>{1}</b>, n&#8217;a que peu d&#8217;empreinte écologique. Néanmoins, les négociations de la CCNUCC ont complètement zappé l&#8217;agriculture paysanne au profit de l&#8217;agriculture industrielle et de ses possibilités de faire des puits à carbone grâce aux monocultures à croissance rapide,  aux biochars avec pour modèle dominant le REDD (Réduction des Emissions de la déforestation dans les pays en voie de développement.)</p>
<p>Alors que les élevages intensifs mettent l&#8217;accent sur le rendement et l&#8217;uniformité (à la fois pour les brevets et les traitements ) et dépendent de denrées externes, les élevages paysans mettent l&#8217;accent sur la fiabilité, la lutte contre les nuisibles, les maladies et les conditions météorologiques. De même que l&#8217;agriculture globale peut redouter le changement climatique, les fermiers eux, vont non seulement affronter des températures et des conditions de culture radicalement différentes, mais aussi chercher du coup à être plus flexibles et diversifiés. En d&#8217;autres termes, les grandes monocultures, composées d&#8217;une unique espèce cultivée, sont les plus vulnérables aux changements climatiques. Cela ne signifie pas que les paysans ont trouvé la solution aux changements climatiques et peuvent rester tranquilles. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;enjoliver la terrible expérience qu&#8217;ont subi les Suds avec les premiers grands bouleversements climatiques.</p>
<p>Cela ne veut pas dire que les paysans sont plus à même de développer des stratégies – dont les stratégies technologiques, pour concilier la production alimentaire et la crise climatique, et que l&#8217;on ne doit pas recourir au potentiel de la recherche en laboratoire. Le modèle occidental scientifique et technologique a développé des micro techniques qui peuvent avoir des macro applications, des avancées techniques qui peuvent être appliquées presque partout dans le monde. La recherche paysanne a souvent développé des macro technologies pour des micro environnements, des technologies « sauvages », complexes dont les stratégies sont complètement intégrées dans une localité spécifique.</p>
<p>Les biotechnologies agricoles, les biocarburants, la biologie synthétique travaillent à développer des semences (« <i>climate-ready crops</i> ») qui lorsqu&#8217;elles poussent peuvent emprisonner le carbone, résister aux rayonnements solaires, ou supporter des changements climatiques brutaux (fortes chaleurs, sécheresse.) Cultivées sur des larges espaces, des plaines, des prairies, pampas ou le Punjab, ces récoltes pourraient théoriquement avoir un facteur protecteur sur une planète en proie au changement climatique et s&#8217;adapter au réchauffement climatique tout en continuant de nous assurer un approvisionnement en alimentation, carburants et matériaux.</p>
<p>Un récent rapport du groupe ETC <b>{2}</b> a listé 532 nouveaux brevets sur ces récoltes ingénieurisées pour s&#8217;adapter au climat. Six des plus grosses compagnies de chimie (BASF, Monsanto, Bayer, DuPont, Dow and Syngenta) y sont engagées. BASF et Monsanto se sont unis pour y consacrer 1.5 milliards de dollars et détiennent la moitié des 55 brevets génériques identifiés en 2008 par le Groupe ETC. Ces deux compagnies, avec leurs partenaires, contrôlent presque les 2/3 des brevets-clés dans les semences acclimatées.</p>
<p>La production industrielle de semences génétiquement acclimatées, contrôlée par une poignée de multinationales va être décisive, dans le contexte du changement climatique, pour l&#8217;approvisionnement des denrées alimentaires. Il est certain que si l&#8217;on uniformise les plantations sur de vastes étendues - surtout dans les régions tropicales ou subtropicales où l&#8217;ensoleillement est intense, on risque de modifier la biodiversité en introduisant ainsi des nouvelles espèces génétiquement modifiées, au détriment des autres espèces naturellement déjà présentes.<br />
En implantant ces semences dans des terrains encore épargnés par l&#8217;agriculture industrielle, comme les zones humides, on va de manière significative détruire l&#8217;équilibre des écosystèmes et fragiliser les populations autochtones.<br />
Si ces semences acclimatées se diffusent dans les sols et se mêlent avec les autres espèces, des gros changements dans les écosystèmes vont se produire. Si les variétés génétiquement modifiées nécessitent des traitements chimiques spécifiques, ceux-ci pourraient détruire la flore  et la faune locales, et avec elle les fermiers et les consommateurs.<br />
Les décisions qui sont en train de se prendre à Copenhague vont donner lieu à un programme de travail sur l&#8217;agriculture pour le SBSTTA (l&#8217;organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques) de la CCNUCC.<br />
Si nous ne sommes pas là pour soulever le problème que pose déjà la biotechnologie pour le système mondial de production alimentaire, alors les petits producteurs et l&#8217;agriculture réellement durable vont avoir besoin de se battre pour se faire entendre lors des négociations.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<span style="font-size: x-small;"><br />
•<b>{1}</b>    ETC Group, “Who Will Feed Us? Questions for Food/Climate Crises Negotiators in Rome and Copenhagen,” Communiqué #102, November, 2009, <a href="http://www.etcgroup.org/">www.etcgroup.org</a>.<br />
•<b>{2}</b>    ETC Group, “Patenting the ’Climate Genes’&#8230;And Capturing the Climate Agenda,” Communiqué #99, May/June 2008, on the Internet: <a href="http://www.etcgroup.org/en/materials/publications.html?pub_id=68">http://www.etcgroup.org/en/materials/publications.html?pub_id=68</a><br />
</span></p></blockquote>
<p><br/><br/><br/><br/><br />
<strong>à suivre&#8230;</strong></p>
<p><br/><br/><br/><span style="font-size: xx-small;"><strong>Proposé par LES LUCINDAS pour <a href="http://supahumandignity.blogspot.com/2010/01/retooling-planet.html" target="_blank">SHD</a>.</strong></span><br/><br/><br/><br/><br/></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesinsoumis.org/retooling-the-planet/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Berlusconi interdit les vidéos sur le web en Italie</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/berlusconi-interdit-les-videos-sur-le-web-en-italie/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/berlusconi-interdit-les-videos-sur-le-web-en-italie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 17:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Asokka</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[Berlusconi]]></category>

		<category><![CDATA[internet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesinsoumis.org/?p=2130</guid>
		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/decret169-120.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/berlusconi530.jpg" alt="" /></p>
<p>Excès de zèle ou délire despotique, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZV3AGKB_2WU" target="_blank">le mangeur de statuette</a> le plus corrompu d&#8217;Italie souhaite interdire aux italiens de poster des vidéos sur internet. <span id="more-2130"></span>Et ce grâce à l&#8217;adoption en décembre dernier d&#8217;un décret  portant le numéro <a href="http://www.camera.it/_dati/leg16/lavori/AttiDelGoverno/pdf/0169.pdf" target="_blank">169</a>, futur numéro d&#8217;écrou des internautes,  et dit &#8220;décret Romani&#8221; qui stipule que nul ne pourra &#8220;diffuser et distribuer des images animées, accompagnées ou non de son, sur Internet&#8221; sans l&#8217;autorisation du Ministère des Communications.</p>
<p>Le septuagénaire qui a la main mise sur les médias de son pays au travers du groupe privé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mediaset" target="_blank">Mediaset</a> ne peut supporter qu&#8217;une voie d&#8217;expression aussi prisée qu&#8217;internet puisse échapper à son contrôle obsessionnel.</p>
<p>Si le milliardaire souffre d&#8217;incontinence qu&#8217;il n&#8217;en soit pas étonné, ce dérèglement est propre aux personnes voulant tout contrôler dans leur vie. Je ne pourrai que lui conseiller vivement l&#8217;expérimentation du lâcher-prise avant qu&#8217;une chute provoquée par le disfonctionnement de sa prostate ne l&#8217;y contraigne définitivement. Et tout le monde sait qu&#8217;un dictateur qui meurt c&#8217;est une banque suisse qui ferme…<p class="separator"></p></p>
<div style="text-align: center;"><strong>&#8220;Interdiction des vidéos sur le web italien&#8221; :</strong></p>
<p><object width="480" height="381"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbx0xf&#038;colors=background:000000;glow:000000;foreground:FFFFFF;special:000000;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xbx0xf&#038;colors=background:000000;glow:000000;foreground:FFFFFF;special:000000;" width="480" height="381" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></div>
<p class="separator"></p>
<p>Voir aussi :</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica;">•</span></span></strong></span> <a href="http://blog.lesinsoumis.org/projet-de-loi-loppsi-2-sur-internet-filtrage-fichage-et-piratage-a-tous-les-etages/" target="_blank">&#8220;Projet de loi Loppsi 2 sur Internet : filtrage, fichage et piratage à tous les étages&#8221;</a></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica;">•</span></span></strong></span> <a href="http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=30&amp;t=4145&amp;p=17562" target="_blank">&#8220;Signature - La censure payée par nos impôts&#8221;</a></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica;">• </span></span></strong></span><a href="http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=142&amp;t=4013&amp;start=0" target="_blank">&#8220;Benjamin Bayart - Qui cherche à contrôler Internet?&#8221;</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Projet de loi Loppsi 2 sur Internet : filtrage, fichage et piratage à tous les étages</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/projet-de-loi-loppsi-2-sur-internet-filtrage-fichage-et-piratage-a-tous-les-etages/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/projet-de-loi-loppsi-2-sur-internet-filtrage-fichage-et-piratage-a-tous-les-etages/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 12:29:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fat Ctrla</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[Hadopi]]></category>

		<category><![CDATA[Loppsi 2]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesinsoumis.org/?p=2100</guid>
		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/loppsi120.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/loppsi.jpg" alt="" /></p>
<div class="surlignable">
<div class="crayon article-chapo-3289 chapo"><strong>Ce projet de loi qui ne fait pas la une de vos journaux ou de vos magazines (l&#8217;info serait trop <a href="http://www.numerama.com/magazine/14913-la-loppsi-sujet-tabou-dans-les-medias-trop-geek-selon-l-express.html">geek</a> !!),</strong><span id="intelliTXT"><strong> prévoit notamment la mise en place pour la première fois en France d&#8217;un filtrage du net ordonné aux FAI par l&#8217;administration, sans le contrôle d&#8217;un juge. <span id="more-2100"></span>La loi Loppsi 2 officiellement prévue pour lutter contre la pédophilie sur internet réserve son lot de flous dans les interprétations qui pourraient en être faites&#8230;</strong></span></div>
<div class="crayon article-chapo-3289 chapo"><span><strong><p class="separator"></p><br />
</strong></span></div>
<div class="crayon article-chapo-3289 chapo"><strong>(vu sur <a href="http://aleth.over-blog.com/article-projet-de-loi-loppsi-2-sur-internet-filtrage-fichage-et-piratage-a-tous-les-etages--43265154.html">aleth.over-blog.com</a>)</strong></div>
<div class="crayon article-chapo-3289 chapo"><strong><br />
</strong></div>
<div class="crayon article-chapo-3289 chapo">Alors que, au moment où nous écrivons, deux décrets d’application de la loi Hadopi ne sont toujours pas publiés (dans l’attente d’un avis de la Cnil qui tarde à venir), les fastueux locaux ont été aménagés et les membres de la Haute autorité ont été nommés.</div>
<div class="crayon article-chapo-3289 chapo"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"></p>
<p>Mais Hadopi n’est qu’une étape dans la traque des internautes. Depuis quelques mois, le gouvernement prépare une nouvelle offensive contre les libertés numériques dans le cadre du projet de loi Loppsi 2 (« Loi d’Orientation et de Programmation Pour la Sécurité Intérieure »). Des motifs apparemment légitimes peuvent être des prétextes et des précédents redoutables, surtout quand on constate que le projet Loppsi 2 intervient au moment où l’Union européenne travaille dans la plus grande discrétion à la mise en place d’outils de surveillance du web et est partie prenante dans les négociations secrètes autour du futur <a href="http://www.laquadrature.net/fr/anti-counterfeiting-trade-agreement-acta" target="_blank">Accord commercial anti-contrefaçon</a> qui est soupçonné de vouloir étendre Hadopi à l’international.</p>
<p>Nous nous proposons ici de faire le point, en nous appuyant sur les critiques que ce projet a déjà suscitées. Nous en reparlerons lors du prochain <a href="http://www.acrimed.org/article3267.html" target="_blank">Jeudi d’Acrimed : « Haro sur Internet »</a>, le 21 janvier.</p>
<p></span></span></div>
<div class="crayon article-texte-3289 texte entry-content"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le projet de loi Loppsi 2, déposé le 27 mai 2009 et publié <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl1697.asp" target="_blank">sur le site de l’Assemblée nationale</a>, devrait être discuté dans le courant de l’année à l’Assemblée nationale.       D’ores et déjà, il suscite réserves et inquiétudes, que ce soit <a href="http://www.cnil.fr/en-savoir-plus/deliberations/deliberation/delib/207/" target="_blank">du côté de la Cnil</a>,       <a href="http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article961" target="_blank">du Syndicat de la magistrature</a> ou [des défenseurs des libertés numériques, comme <a href="http://www.loppsi.org/" target="_blank">loppsi.org</a>. Outre qu’il prévoit une inquiétante extension des possibilités d’accès aux fichiers de police et de leur utilisation (y compris à des fins d’enquête administrative, par exemple pour les personnels appelés à travailler dans des « zones sensibles » comme les aéroports), la création de nouveaux fichiers attentatoires aux libertés individuelles ou un important développement de la vidéo-surveillance, il entend également introduire diverses mesures de surveillance et de filtrage du Net et de ses utilisateurs.<br />
<strong><br />
Le filtrage de la pornographie infantile comme cheval de Troie ?<br />
</strong><br />
Ainsi, le projet de loi envisage dans son article 4 de filtrer Internet, via l’élaboration d’une « liste noire » de sites interdits, au prétexte de la lutte contre la pédopornographie.<br />
</span></span></p>
<blockquote class="spip"><p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">I. – L’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique         est ainsi modifié :<br />
1° Après le quatrième alinéa du 7. du I, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :<br />
« Lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images ou des représentations de mineurs relevant des dispositions de l’article 227-23 du code pénal le justifient, l’autorité administrative notifie aux personnes mentionnées au 1 les adresses internet des services de communication au public en ligne entrant dans les prévisions de cet article, et auxquelles ces personnes doivent empêcher l’accès sans délai. [...] »<br />
</span></span></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />
Le motif semble légitime. Mais…<br />
Mais partout où il a été mis en place, le filtrage en vue de lutter contre la pornographie infantile sur le Net s’est révélé d’une redoutable inefficacité. Il est même arrivé qu’il interdise l’accès à des sites qui n’ont rien à voir avec la pornographie infantile, comme par exemple en Australie, où <em>« environ la moitié des sites sur la liste ne sont pas liés à la pornographie pédophile, il y a un grand nombre de sites de poker, de liens YouTube, de sites gay ordinaires et de pornographie hétéro, d’entrées Wikipedia, de sites sur l’euthanasie, de sites sur des religions marginales, satanistes, fétichistes, de sites chrétiens, un site sur un tour operator et même un site d’un dentiste du Queensland »</em>, ainsi que le relève <a href="http://newsoftomorrow.org/spip.php?article5448" target="_blank">le blog News of Tomorrow</a> citant le <a class="spip_out" href="http://www.smh.com.au/articles/2009/03/19/1237054961100.html"><em>Sydney Morning Herald</em></a> [<span class="spip_note">1</span>].</span></span></p>
<p>Ce n’est pas tout. Une telle disposition remet gravement en cause la neutralité du Net : principe de base d’Internet, qui veut que le réseau permette à tout utilisateur d’avoir accès sans discrimination à tous les contenus qui y sont diffusés ainsi qu’à tous les protocoles permettant d’y accéder, et de diffuser librement du contenu sans discrimination, c’est-à-dire sans censure ni filtrage, en utilisant ces mêmes protocoles. Tout filtrage appremment sélectif crée un redoutable précédent. Jérémie Zimmermann, porte-parole de <a href="http://www.laquadrature.net/" target="_blank">La Quadrature du Net</a>, s’en inquiète sur le blog du NouvelObs.com (<a href="http://geekcestchic.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/01/09/sarkozy-veut-filtrer-internet.html" target="_blank">« Geek c’est chic »</a>) : <em>« Bientôt seront filtrés les sites de jeux interdits, les sites marchands ne payant pas la TVA, puis pourquoi pas les sites faisant offense au président de la République&#8230; Instaurer le filtrage, c’est ouvrir la boite de Pandore, ouvrir la porte à la censure du web. »</em> Pour lui, le filtrage de la       pédopornographie est <em>« un cheval de Troie pour le filtrage des autres contenus »</em> et la volonté de filtrer le web est <em>« la prochaine grosse tendance       législative »</em>. Quant à l’Asic (Association des services Internet communautaires) <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/51491-hadopi-loppsi-asic-usurpation-blocage.htm" target="_blank">elle s’interroge sur la constitutionnalité d’une telle mesure</a>, après la censure d’Hadopi première version par le Conseil Constitutionnel, soupçonnant que cette mesure, si elle       était adoptée, serait elle aussi censurée pour les mêmes raisons.</p>
<p>Adopter le principe du filtrage ouvre la porte à tous les abus.<br />
Par exemple, dans l’hypothèse où les FAI (fournisseurs d’accès à Internet) ne seraient pas ou que partiellement dédommagés pour leurs efforts, ils pourraient bien exiger une contrepartie de l’Etat pour la mise en place à leurs frais du dispositif : pouvoir filtrer des sites ou services offerts par le concurrents (par exemple, de la vidéo à la demande) ou certains protocoles comme le « peer-to-peer » (qui est déjà victime de ces procédés) par l’intermédiaire de ce qu’on appelle des demi-connexions. Certes, pour l’instant, les FAI, ou du moins Free, comme le relève <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/51080-loppsi-filtrage-free-reaction-pedophilie.htm" target="_blank">PcInpact</a>, s’opposent à une mesure qui engage trop leur responsabilité. Et ils semblent avoir finalement obtenu gain de cause, dans la mesure où le projet de loi inclut désormais un principe de subsidiarité (qui fait qu’il ne seront saisis qu’en dernière instance, après démarches auprès de l’éditeur puis de l’hébergeur) et supprime pour eux de l’obligation de résultats. Pourtant, il ne faut pas croire que le projet de les impliquer directement soit abandonné.</p>
<p>De surcroît, la mise en place de la liste noire et de techniques dites de « filtrage hybride », c’est-à-dire mariant le filtrage par nom de domaine et adresse IP présente des risques supplémentaires.</p>
<p>Le principe est le suivant, comme l’explique La Quadrature du Net <a href="http://www.laquadrature.net/files/note-quadrature-filtrage-hybride.pdf" target="_blank">dans une note de synthèse</a> sur le sujet .Au travers d’enquêtes ou sur signalement d’internautes, les services de police maintiennent une liste noire d’URL pointant sur des ressources pédopornographiques. Cette liste est communiquée aux Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) qui empêchent l’accès à ces ressources à leurs abonnés. Concrètement, à partir de la liste noire, les FAI récupèrent la liste d’adresses IP correspondant aux noms de domaines où sont hébergées les ressources à bloquer. Puis, ils envoient une commande à leurs routeurs via le protocole Border Gateway Protocol (BGP) pour les reconfigurer, afin que toute demande d’accès à une des IP suspectes soit routée vers la plate¬-forme de filtrage, et non plus relayée directement au serveur demandé par l’utilisateur. Ainsi, lorsqu’un abonné demande à accéder à une ressource hébergée sur un site dont l’adresse IP a été associée par un FAI à celui d’une URL fichée par la police, la requête est redirigée par les routeurs du FAI vers la plate¬-forme de filtrage qui bloque la communication si la ressource correspondante est dans la liste noire, et qui sinon relaie la communication.</p>
<p>Or non seulement ce mode de filtrage, s’il est le plus probable, n’est techniquement pas sans défauts [<span class="spip_note">2</span>], mais surtout ces mesures risquent de transformer l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) en <em>« opérateur IP à part entière »,</em> <a href="http://lwww.pcinpact.com/actu/news/54764-blocage-bgp-resultat-moyen-oclctic.htm?vc=1" target="_blank">comme l’explique PCInpact</a>.<br />
<strong><br />
L’industrie du disque en embuscade ?<br />
</strong><br />
On l’a vu : des intérêts économiques sont en jeu. Parmi eux, les intérêts de l’industrie du disque. Alors que le Conseil constitutionnel a fortement restreint les possibilités de filtrage pour « atteinte au droit d’auteur et aux droits voisins » en censurant Hadopi première mouture, Jérôme Roger, porte-parole de la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France), <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/44118-SPPF-majors-filtrage-olivennes-elysee.htm" target="_blank">interrogé par Pcinpact</a>, ne s’y trompe pas : « <em>Le débat nous intéresse de très près car les engagements qui seraient pris concernant les contenus pédophiles peuvent effectivement passer par du filtrage. Ce sont des mesures d’engagements volontaires prises dans un projet de charte.</em> ». Et il ajoute « <em>Les problématiques de l’industrie musicale ne sont pas éloignées de ces autres préoccupations qui peuvent paraître évidemment beaucoup plus graves et urgentes à traiter. Bien évidemment, les solutions de filtrage qui pourraient être déployées à cette occasion devraient faire l’objet d’une réflexion à l’égard des contenus, dans le cadre de la propriété intellectuelle.</em> »</p>
<p>En attendant, la publication du « Plan en faveur de la création sur Internet », dit « rapport Zelnik » [<span class="spip_note">3</span>]., comme le sont les propositions de taxer les publicités des services en ligne (et notamment Google) ou d’ étendre la « taxe copie privée » aux cartouches d’encre pour financer la numérisation des livres (et parce qu’elles peuvent potentiellement servir à imprimer des livres « piratés ?). PCInpact note à ce propos : <em>« Le consommateur paie sur le support DVD (pour enregistrer ses photos), paie sur l’imprimante (pour le tirage lesdites photos) et on devra en plus payer pour les cartouches (sur l’encre des dites photos). Après le triple play, le triple pay. »<br />
</em><br />
A terme, certains rêvent, sans rire, de prendre modèle sur la Chine, à l’instar l’image du député UMP Jacques Myard] qui a livré fin décembre le fond de sa pensée sur la radio d’extrême-droite Radio Courtoisie : « <em>La vérité est que le réseau internet aujourd’hui est totalement pourri. Et quand je dis pourri, c’est que peut-être nous avons tous dans notre réseau internet des chevaux de Troie qui vont se réveiller peut-être dans un an, peut-être dans 18 mois, peut-être demain matin. C’est un réel problème. J’espère que l’on va prendre conscience de la nécessité de nationaliser ce réseau, et d’avoir la capacité de mieux le maîtriser, les Chinois l’ont fait.</em> » [<span class="spip_note">4</span>] Heureux adepte des nationalisations, mais       répressives… sur un réseau mondial.</p>
<p>Jacques Myard n’est d’ailleurs pas le seul à pousser dans le sens d’un contrôle intégral : Bono, chanteur multimillionnaire du groupe irlandais U2, chantre du « charity business » et <a href="http://musique.fluctuat.net/blog/36383-bono-et-u2-evades-fiscaux.html" target="_blank">évadé fiscal</a>, est aussi intéressé par le système chinois. Constatant dans       une tribune parue dans le <a href="http://www.nytimes.com/2010/01/03/opinion/03bono.html" target="_blank">New York Times</a>, qu’<em>« une décennie de partage de musique et de brigandage en ligne a rendu évident le fait que les gens qui en pâtissent sont les créateurs – en l’occurrence, les jeunes auteurs compositeurs de chansons qui ne peuvent pas vivre de la vente de places de concerts et des ventes de T-shirts – et que ceux qui tirent profit de ce vol des plus pauvres sont les riches fournisseurs d’accès, dont le gonflement des profits est un miroir parfait des pertes dont souffre l’industrie musicale. »</em> Et de conclure, ce moquant de ces FAI sans scrupules : <em>« Nous sommes un bureau de poste, nous disent-ils, qui sait ce qu’il y a dans les emballages de papier brun ? Mais nous savons, grâce au noble effort entrepris par les États-Unis pour mettre fin à la pornographie infantile, sans même parler de l’ignoble effort mené par la Chine pour supprimer toute dissidence en ligne, qu’il est parfaitement possible de pister les contenus. »</em> [<span class="spip_note">5</span>]<br />
<strong><br />
L’usurpation d’identité contre la libre critique</strong></p>
<p><strong></strong> Le projet de loi Loppsi réserve quelques autres surprises concernant la liberté d’expression sur le Net. Ainsi de son article 2, qui entend réprimer l’usurpation d’identité sur Internet est formulé en ces termes :</p>
<blockquote class="spip"><p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le code pénal est ainsi modifié : [...]<br />
2° L’article 222-16-1 est ainsi rétabli :<br />
« <em>Art. 222-16-1.</em> – Le fait d’utiliser, de manière réitérée, sur un réseau de communication électronique l’identité d’un tiers <strong>ou des données qui lui sont personnelles</strong>, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.<br />
« Est puni de la même peine le fait d’utiliser, sur un réseau de communication électronique, l’identité d’un tiers ou des données qui lui sont personnelles, en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. »<br />
</span></span></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />
Ainsi formulé, cet article, qui aurait pu combler le vide juridique qui entoure l’usurpation d’identité, est porteur d’ambiguïtés potentiellement attentatoires à la liberté d’expression. Non seulement le « trouble à la tranquillité d’autrui », par exemple, n’est pas précisément défini, mais il est associé à des <em>« actes réitérés »</em> alors qu’un seul acte peut être pris en compte pour déterminer l’« atteinte à l’honneur ou à la considération ». Or, qu’est-ce qu’un « acte réitéré » ? « <em>Un billet blog publié en       2007 puis un autre en 2009 seront-ils analysés en un acte réitéré ? »</em>, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/51948-usurpation-identite-numerique-loppsi-pharos.htm" target="_blank">s’interroge l’Asic (Association des services Internet communautaires)</a>. <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/51086-usurpation-phishing-loppsi-trouble-identite.htm" target="_blank">Et PCInpact de s’interroger</a> : <em>« les peines d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende sont conditionnées à des hypothèses : il s’agit de vouloir &#8220;troubler la tranquillité&#8221; de l’usurpé ou d’un tiers &#8220;de manière réitérée&#8221; (donc plusieurs fois), ou de porter atteinte à son honneur voire à sa considération. Remarquons que ces conditions peuvent s’expliquer naturellement puisque à défaut, le seul fait d’utiliser le pseudo d’un tiers, sans le savoir, aurait pu conduire à une sanction quasi automatique. »</em></span></span></p>
<p>Mais il y a pire, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/54319-loppsi-filtrage-blocage-site-hortefeux.htm" target="_blank">comme le note l’Asic</a> : <em>« Dans la mesure où ils ne visent pas seulement l’usurpation d’identité mais aussi tout usage de toute donnée personnelle d’autrui d’une manière qui trouble sa tranquillité, les interdictions pourraient s’appliquer au fait de « tagger » quelqu’un sur une photo sur un réseau social sans son accord, au fait de critiquer qui que ce soit sur un blog, au fait de critiquer un artiste, une personnalité, une personne publique sur un forum, ou s’appliquer même à la vidéo de Sarkozy au salon de l’agriculture disant &#8220;casse-toi pauv’con&#8221; »</em>, voire au <em>« fait de poster les coordonnées d’un député sur un site en invitant les citoyens à le contacter pour exprimer leur opposition à un texte de loi (s’il s’en suit un nombre important d’appels pouvant nuire à la tranquillité du député) ! »</em>, comme cela a été maintes fois fait lors de la bataille contre Hadopi.<br />
En bref, là encore, le texte manque sa cible et risque de se retourner contre les internautes [<span class="spip_note">6</span>].<br />
<strong><br />
Fichage en folie<br />
</strong><br />
Les mesures qui menacent de porter atteinte à liberté d’expression et aux libertés numériques ne sont pas les seules : le projet de loi Loppsi 2 prévoit d’utiliser les nouvelles technologies pour ficher de manière beaucoup plus étendue la population. En son article 10, après avoir modifié les dispositions relatives à l’alimentation des fichiers de police STIC et JUDEX (« fichiers d’antécédents ») qui pourront désormais conserver des données sur des personnes innocentées ou bénéficiaires d’un non-lieu (et donc sans « antécédents »), le projet de loi crée et réglemente l’usage des « fichiers d’analyse sérielle ». A leur propos, le Syndicat de la magistrature s’insurge :</p>
<blockquote class="spip"><p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />
« Le projet de loi prévoit d’augmenter la taille de ces fichiers dédiés aux infractions &#8220;présentant un caractère sériel&#8221;, en abaissant de 7 à 5 ans le quantum des peines encourues par les personnes mises en cause pour de telles infractions (nouvel article 230-13 du Code pénal). On assiste donc à une nouvelle extension du fichage, dans un pays qui compte déjà 58 fichiers recensés… Tout se passe comme si les limites du fichage de la population étaient sans cesse repoussées, au nom d’une efficacité toujours postulée, rarement étayée. Ici, il s’agit d’inclure dans ces fichiers de rapprochement les personnes susceptibles d’être impliquées dans des affaires de plus petite délinquance. Aujourd’hui, c’est 5 ans, demain ce sera 3, jusqu’où ? Manifestement, le fichage généralisé est en marche. S’agissant du contrôle de ces fichiers, le nouvel article 230-15 renvoie aux dispositions très contestables concernant les fichiers d’antécédents. »<br />
</span></span></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />
Ce fichage devrait concerner également des témoins et victimes. Ce super-fichier peut paraître assez anodin à la lecture du projet de loi et ne pas modifier grand-chose par rapport à ce qui existe déjà. Pourtant, il constitue un bond en avant en la matière, <a class="spip_out" href="http://www.pcinpact.com/actu/news/54319-loppsi-filtrage-blocage-site-hortefeux.htm" target="_blank">comme l’explique PCInpact</a> [<span class="spip_note">7</span>] : <em>« Il s’agit d’un système de traitement des données ouvertes (informations disponibles sur internet, Facebook, Twitter, etc.) ou fermées (IP, numéro de téléphone, données détenues par les FAI) qui pourront être exploitées dans le cadre de certaines infractions. C’est là une capacité énorme de rapprochement et de traitement de la sérialité qui est en phase d’installation. Une infraction a lieu près d’une banque et voilà la police autorisée à analyser la liste de tous les mobiles qui ont passé un appel à partir d’une borne située à proximité, les références GPS des voitures en circulation dans les alentours, les numéros de CB utilisés pour payer ou retirer de l’argent, le tout croisé avec tous les fichiers possibles comme ceux détenus par les autres administrations et tous les opérateurs privés, ou sur les réseaux internet. On veut aller très vite et ratisser très large. »</em> [<span class="spip_note">8</span>]<br />
<strong><br />
Les pirates de la police<br />
</strong><br />
Enfin, le projet de loi Loppsi 2 prévoit que la police pourrait, sous contrôle du juge d’instruction (par ailleurs appelé à disparaître), installer à l’insu de leur propriétaire des mouchards capables de lire tous les caractères saisis au clavier et tout ce qui apparaît à l’écran, et cela pendant une durée de huit mois, sur les ordinateurs de citoyens suspects de participer à des crimes en bande organisée ou à la préparation et la réalisation d’actes terroristes, et ce y compris en dehors des heures légales au cours desquelles une perquisition peut être menée, comme l’indique l’article 23 (qui dépend du chapitre « Protection des intérêts fondamentaux de la nation ») du projet de loi dont voici des extraits :<br />
</span></span></p>
<blockquote class="spip"><p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />
« <em>Art. 706-102-1.</em> – Lorsque les nécessités de l’information concernant un crime ou un délit entrant dans le champ d’application de l’article 706-73 l’exigent, le juge d’instruction peut, après avis du procureur de la République, autoriser par ordonnance motivée les officiers et agents de police judiciaire commis sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d’accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un système de traitement automatisé de données ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractères. Ces opérations sont effectuées sous l’autorité et le contrôle du juge d’instruction.</span></span></p>
<p>« <em>Art. 706-102-2.</em> – À peine de nullité, les décisions du juge d’instruction prises en application de l’article 706-102-1 précisent l’infraction qui motive le recours à ces mesures, la localisation exacte ou la description détaillée des systèmes de traitement automatisé de données ainsi que la durée des opérations.</p>
<p>« <em>Art. 706-102-3</em>. – Les décisions sont prises pour une durée maximale de quatre mois. Si les nécessités de l’instruction l’exigent, l’opération de captation des données informatiques peut, à titre exceptionnel et dans les mêmes conditions de forme, faire l’objet d’une prolongation supplémentaire de quatre mois.<br />
« Le juge d’instruction peut, à tout moment, ordonner l’interruption de l’opération.</p>
<p>« <em>Art. 706-102-4</em>. – Les opérations prévues à la présente section ne peuvent, à peine de nullité, avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions visées dans les décisions du juge d’instruction.</p>
<p>« Le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles visées dans ces décisions ne constitue pas une cause de nullité des procédures incidentes.</p>
<p>« <em>Art. 706-102-5.</em> – En vue de mettre en place le dispositif technique mentionné à l’article 706-102-1, le juge d’instruction peut autoriser l’introduction dans un véhicule ou dans un lieu privé, y compris hors des heures prévues à l’article 59, à l’insu ou sans le consentement du propriétaire ou du possesseur du véhicule ou de l’occupant des lieux ou de toute personne titulaire d’un droit sur celui-ci. S’il s’agit d’un lieu d’habitation et que l’opération doit intervenir hors des heures prévues à l’article 59, cette autorisation est délivrée par le juge des libertés et de la détention saisi à cette fin par le juge d’instruction. Ces opérations, qui ne peuvent avoir d’autre fin que la mise en place du dispositif technique, sont effectuées sous l’autorité et le contrôle du juge d’instruction. Les dispositions du présent alinéa sont également applicables aux opérations ayant pour objet la désinstallation du dispositif technique ayant été mis en place.</p>
<p>« En vue de mettre en place le dispositif technique mentionné à l’article 706-102-1, le juge d’instruction peut également autoriser la transmission par un réseau de communications électroniques de ce dispositif. Ces opérations sont effectuées sous l’autorité et le contrôle du juge d’instruction. Les dispositions du présent alinéa sont également applicables aux opérations ayant pour objet la désinstallation du dispositif technique ayant été mis en place. »</p></blockquote>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />
Seuls les ordinateurs des médecins, juges et avocats sont exclus du dispositif.<br />
Amère ironie : au moment ou la lutte contre le « piratage » de la musique, des films et bientôt des livres sur Internet semble être une priorité, la police et la justice pourraient être habilitées à « pirater » des ordinateurs et réseaux appartenant à des particuliers, des organisations ou des entreprises et ce sans leur accord. En effet, l’installation de ces « mouchards », que ce soit par le biais de logiciels espions (assimilables à des virus) ou de puces branchées directement sur la carte mère des machines concernées, ne saurait être qualifiée autrement que de techniques de « piratage », au sens le plus commun donné à ce mot, et ce même s’ils ne permettent que des captures d’écran et pas l’accès à des données non lues sur la machine concernée.</span></span></p>
<p>Ceci est d’autant plus inquiétant qu’à chaque fois que des mesures exceptionnelles ont été prises sous couvert de lutte contre les crimes les plus graves, elles ont ensuite été étendues à la lutte contre des crimes et délits beaucoup plus commun, voire à de simples suspects de ces crimes et délits, à l’image du fichage génétique, destiné au départ aux délinquants sexuels, mais qui à force d’extension à toutes sortes de catégories touche aujourd’hui 2 % de la population française. Les notions mêmes de bande organisée (<em>« tout groupement formé ou toute entente       établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’une ou de plusieurs infractions »</em> selon l’article 132-71 du code pénal) et de terrorisme       (<em>« une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur »</em> selon l’article 421-1 du même code) étend définies en droit français de manière suffisamment floue pour que ces concepts puissent être le cas échéant étendus à beaucoup de monde, les citoyens soucieux de la défense des libertés individuelles devraient avoir du souci à se faire.</p>
<p>Fourre-tout, le projet de loi Loppsi n’en est pas moins dangereux. Il confirme le rapport paranoïaque qu’entretient le gouvernement de Nicolas Sarkozy aux nouvelles technologies de l’information et de la communication dont il est incapable de comprendre les enjeux, et qui sont vues tantôt comme un danger qu’il faut circoncire, tantôt d’un point de vue purement utilitaire comme suppléantes au politiques sécuritaires du gouvernement.</p>
<p>Or, cette position est pour le moins paradoxale, les mesures de contrôle du Net et de répression des internautes « tous coupables » (filtrage, surveillance passive) risquent de généraliser l’usage par tout un chacun des technologies de contournement et de cryptage, rendant particulièrement difficile le travail de la police dans sa lutte contre la cybercriminalité, qu’on prétend pourtant renforcer (et créant du même coup de nouveaux marchés, comme le suggère <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/04/usages/comment-contourner-hadopi-solutions-anti-hadopi/" target="_blank">un article récent de ReadWriteWeb</a> à propos d’Hadopi).</p>
<p>Mais laissons le mot de la fin au Syndicat de la magistrature :</p>
<p>« [...] l’exposé des motifs du projet de loi &#8220;d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure&#8221;, en dressant la liste exhaustive des prétendues &#8220;menaces&#8221; intérieures et extérieures, révèle une conception de la société à la limite de la paranoïa. Il en résulte un aggloméré de mesures sans liens particuliers entre elles, visant tantôt à créer de nouvelles incriminations ou à aggraver les anciennes, tantôt à permettre à l’Etat d’instituer un régime d’impunité pour ses agents de renseignements ou de mieux avoir à l’œil des populations ciblées. Comme si le contenu de ces dispositions alarmantes n’était pas suffisant, le projet de loi est rédigé (sciemment ?) de manière si complexe et si obscure qu’il sera inintelligible pour le justiciable et les professionnels en charge de le mettre en application. »</p>
<p>Marie-Anne Boutoleau</p></div>
</div>
<h4 class="pas_surlignable"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Notes</span></span></h4>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">[<span class="spip_note">1</span>] Selon le site <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/06/03/analyse/sites-web-censures-australie-sans-rapport-avec-pedophilie/" target="_blank">Read Write Web</a>, ce taux atteindrait même les deux tiers :   <em>« A moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, mais avec un taux d’erreur de 68%, on peut légitimement se demander si toute cette histoire de censure est une bonne idée. Une chose est certaine : ce ne sont pas les pédophiles qui sont visés, bien au contraire, ils seront grâce à cette loi, qui les obligera à adopter des usages plus sécurisés de l’internet (VPN, cryptage, etc), bien plus à l’abri des forces de police qu’ils ne l’ont jamais été. »</em></span></span></p>
<p>[<span class="spip_note">2</span>] Dans son <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl1697.pdf" target="_blank">étude d’impact</a>, le ministère lui-même reconnaît les risques de « surblocage » liés à l’utilisation des techniques de filtrages par IP, DNS ou hybrides (le blocage par proxy étant trop coûteux pour être sérieusement envisagé), c’est à dire le risque que des sites légaux mais partageant le même serveur et donc la même IP et/ou le même nom de domaine qu’un site interdit soient pénalisés, mais aussi le risque que les serveurs en question soient saturés. D’autre part, le protocole BGP qui est utilisé pour rediriger les routes en vue de filtrer des contenus n’a pas été conçu pour cela et son utilisation dans ce but peut rendre perméable à des attaques susceptibles de perturber tout le réseau et mettre en jeu la sécurité nationale, comme l’explique <a href="http://www.laquadrature.net/files/note-quadrature-filtrage-hybride.pdf" target="_blank">dans sa note</a> La Quadrature du Net.</p>
<p>[<span class="spip_note">3</span>] Du nom de son rapporteur, Patrick Zelnik, fondateur de Virgin France et du label Naïve (qui a édité Carla Bruni, femme de l’actuel président de la République, n’y voyons aucun rapport&#8230;) et ex-président du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP)à , syndicat patronal affilié au Medef qui, comme le relève PcInpact, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/44136-hadopi-herve-rony-filtrage-contenu.htm" target="_blank">défend aujourd’hui le filtrage d’Internet</a> , de l’Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI) de 2000 à 2004 et actuel président d’Impala, (syndicat européen des sociétés phonographiques indépendantes) depuis juillet 2006. Voir son CV complet sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Zelnik." target="_blank">Wikipédia</a>], devrait le combler d’aise : ce projet ne propose la création d’une carte « Musique en ligne » qui   serait remise aux <em>« jeunes internautes »</em> pour l’achat de musique en ligne, en guise d’offre légale. Autrement dit, de faire subventionner les majors par les consommateurs et le contribuable.</p>
<p>Dans sa <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/54848-mission-zelnik-financement-creation-hadopi.htm" target="_blank">note de synthèse</a> sur ce rapport, PCInpact précise :   <em>« Concrètement, on préconise l’instauration d’une carte d’une valeur faciale (par exemple) de 50 euros à dépenser sur les plateformes légales et payantes. 20 à 25 euros seraient payés par l’internaute (jeune), 20 euros par l’État, et 5 à 10 euros par les professionnels. Cette carte serait utilisable sur tous les sites participants à l’opération. »</em> Une mesure vivement   critiquée[[À titre d’exemple, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/vu_sur_le_web/20100107.OBS2973/un_rapport_lache_obscene_imbecile.html" target="_blank">le NouvelObs.com liste les   critiques adressées à ce rapport en France</a>, tandis que lefigaro.fr souligne à juste titre que <a href="http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/08/01022-20100108ARTFIG00578-l-idee-d-une-taxe-google-suscite-l-ironie-a-l-etranger-.php" target="_blank">« L’idée d’une "taxe Google" suscite l’ironie à   l’étranger »</a>.</p>
<p>[<span class="spip_note">4</span>] Propos rapportés par <a href="http://www.acrimed.org/-%3Ehttp://www.pcinpact.com/actu/news/54628-jacques-myard-nationalisation-loi-internet.htm" target="_blank">PCInpact</a>.</p>
<p>[<span class="spip_note">5</span>] <em>A decade’s worth of music file-sharing and swiping has made clear that the people it hurts are the creators — in this case, the young, fledgling songwriters who can’t live off ticket and T-shirt sales like the least sympathetic among us — and the people this reverse Robin Hooding benefits are rich service providers, whose swollen profits perfectly mirror the lost receipts of the music business. We’re the post office, they tell us ; who knows what’s in the brown-paper packages ? But we know from America’s noble effort to stop child pornography, not to mention China’s ignoble effort to suppress online dissent, that it’s perfectly possible to track content. »</em></p>
<p>[<span class="spip_note">6</span>] Pour un historique de cet article du projet de loi, consulter les articles que PCInpact avait précédemment consacrés au sujet, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/Bientot_un_loi_contre_lusurpation_didentite_.htm" target="_blank">ici</a>, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/32235-usurpation-identite-internet.htm" target="_blank">ici</a>, et <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/47881-usurpation-identite-numerique-droit-penal.htm" target="_blank">là</a>.</p>
<p>[<span class="spip_note">7</span>] Voir aussi <a href="http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/05/29/le-fichier-analyse-serielle-nouvelle-technique-enquete/" target="_blank">le blog de Georges   Moréas</a> pour un historique et une explication détaillée.</p>
<p>[<span class="spip_note">8</span>] Comme le note par ailleurs PCInpact, ce système, qui devrait s’appeler Périclès, tombe à point nommé. En effet, la Direction générale de l’armement devrait se doter d’<a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/49822-systeme-herisson-surveillance-dga-echelon.htm" target="_blank">une technologie similaire</a> (toutefois limitée à des données ouvertes). Et   l’Union européenne finance Indect, un programme de recherche sur la <em>« détection automatique de menaces, de comportements anormaux ou de violence »</em> qui vise entre autres la   <em>« surveillance continue et automatique »</em> non seulement d’Internet, mais aussi des <em>« systèmes informatiques individuels »</em>. Lire à ce propos l’article rédigé par   l’auteure du présent article sur le blog <a href="http://www.lepotdecolle.ellynn.fr/spip.php?article20" target="_blank">« Le pot de colle »</a>.</p>
<p><strong>Source <a href="http://www.acrimed.org/article3289.html" target="_blank">ACRIMED</a></strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Autopsie d’un Journalisme de l’Indigence</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/autopsie-dun-journalisme-de-lindigence/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/autopsie-dun-journalisme-de-lindigence/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 13:09:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>supahumandignity</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[Gakona]]></category>

		<category><![CDATA[haarp]]></category>

		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/lemonde120.jpg" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/insou-teslacoil.gif" alt="" /></p>
<p><br/><br/></p>
<p>Un article dans <strong>le Monde des livres</strong> sur <a href="http://jeanpaul.jody.free.fr/LaRouteDeGakona/index.html" target="_blank">La route de Gakona</a>. La journaliste n’a guère apprécié le roman.  Mais son papier défend surtout un point de vue et, pour l’étayer, elle affirme des choses fausses. Comme la dame est en outre la médiatrice du quotidien <em>Le Monde</em>, et qu’il faut s’abonner pour laisser un commentaire sur le site Web, le rectificatif risque de se faire attendre.<br />
Ça n’est pas une raison pour laisser une journaliste écrire n’importe quoi.<span id="more-2079"></span></p>
<h1><strong>Version courte :</strong></h1>
<p>Contrairement à ce qu’affirme la journaliste dans son article :</p>
<p>1) Le rapport du Grip est parfaitement cité, avec d’autres sources, en dernière page du roman.</p>
<p>2)  Sur HAARP, la source principale n’est pas ce rapport du Grip, certes essentiel, mais un livre : <em>“Les anges ne jouent pas de cette HAARP”</em> de Meaning et Begich. Louise Courteau Éditrice, 2006. Un essai  best-seller en Amérique du nord. Cité aussi.</p>
<p>3) Le roman ne se résume pas à cet unique rapport, soi-disant piraté à la va-vite sur le web comme  le laisse entendre la journaliste mais comporte une somme d’informations d’origines différentes que je développe ici même lorsque j’en ai le temps.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://2.bp.blogspot.com/_-4XzqCdlEQc/S1EwQmOMjTI/AAAAAAAAALA/7-DkytPQhNg/s320/journaliste-0002.jpg" alt="" /></p>
<p><em><strong>“Le médiateur a pour mission de renforcer le dialogue entre Le Monde et ses lecteurs et de veiller au respect du « contrat de lecture » passé implicitement entre eux. ”<br />
Le Monde.</strong></em></p>
<h1><strong>“Thrillers en kit sur Internet”</strong></h1>
<p>LE MONDE DES LIVRES 14.01.10 Édition du 15.01.10<br />
<a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/01/14/thrillers-en-kit-sur-internet_1291529_3260.html" target="_blank">Article</a> de Véronique Maurus, par ailleurs <a href="http://www.blogger.com/goog_1263559985834" target="_blank">médiatrice du journal <em>Le Monde</em></a>.</p>
<p>A l’heure d’Internet, où commence le piratage, où finit l’inspiration ? Telle est la question soulevée par le dernier livre de Jean-Paul Jody. Comme dans les précédents, l’auteur affirme utiliser la forme du thriller pour populariser des sujets d’actualité. <em>La Route de Gakona</em> (Seuil, “Romans noirs”, 490 p., 21,50 €) exploite les dangers supposés des ondes électromagnétiques sur l’homme et le climat. Il développe une thèse abondamment colportée sur la Toile, suggérant que des cataclysmes “naturels” (tsunamis, séismes, ouragans) seraient délibérément provoqués par l’armée américaine à des fins politiques. L’outil serait une station émettrice, d’une puissance inégalée, située à Gakona, en Alaska.</p>
<p><em>“Science-fiction ? Pas du tout”</em>, écrit l’écrivain sur son site,</p>
<blockquote><p><em>Je n’ai rien écrit de tel. Ces mots sont d’un journaliste de Ouest-France. Voir l&#8217;article.</em></p></blockquote>
<p>précisant que l’intrigue est fondée sur des faits et une abondante documentation, qu’il a trouvée en <em>“fouinant”</em> sur Internet.</p>
<blockquote><p><em>Voilà exactement ce que je dis : « J&#8217;aime bien fouiner. Le sujet HAARP est abondamment repris sur le Net sous des thèses conspirationnistes plus fumeuses les unes que les autres. Mais certaines des informations qui sous-tendent ces théories sont réelles et vérifiables, pour peu qu&#8217;on se donne le temps et la peine de chercher.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>La première phrase pointe les dérives du Net. La deuxième suggère le temps passé à la quête d&#8217;infos sérieuses. L&#8217;article du Monde me prête exactement le contraire.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em><a href="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/meouestfrance-copie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2098" title="article OUEST FRANCE" src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/meouestfrance-copie.jpg" alt="article OUEST FRANCE" width="499" height="297" /></a><br />
</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>On notera que la journaliste qui stigmatise la recherche sur le Net y puise aussi ses infos, les transforme à son gré, et ne prend pas la peine de me contacter pour les vérifier&#8230;</em></p></blockquote>
<p>Fouiner est un grand mot. Il suffit d’une heure à un internaute moyennement doué pour trouver la principale source de ce thriller (non citée, hélas !, dans les 9 pages d’annexes).</p>
<blockquote><p>Contrairement à ce qu’affirme Véronique Maurus, le rapport du Grip est cité, en dernière page.<br />
Affirmation erronée, venant d’une journaliste qui donne pourtant, plus bas, de bons conseils  (la véracité…).</p>
<p>N’ayant pas consulté la dernière page du roman, elle rate évidemment les sources, dont la principale :  <em>Les anges ne jouent pas de cette HAARP</em> de J. Meaning et N. Begich,  Louise Courteau Editrice, 2006. LE livre de référence sur HAARP, un ouvrage qui n’a rien à voir avec le Web.</p>
<p>La journaliste aura sans doute oublié la leçon première de son métier : vérifier ses infos.</p></blockquote>
<p>C’est un rapport de 98 pages du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP). Intitulé “Le programme Haarp, science ou désastre ?”, il détaille les activités du “High Frequency Active Auroral Research Program” (Haarp) américain, et de la station de Gakona. Haarp, conclut-il, n’est qu’un programme de recherche, mais, couplé à d’autres programmes militaires, il pourrait être dangereux.<br />
Hors cette conclusion prudente,</p>
<blockquote><p>La journaliste a-t-elle lu le rapport ou seulement sa conclusion ? a-t-elle lu le roman ? Ce rapport, écrit en 1998 alors que le projet HAARP balbutiait à peine, a déclenché une enquête du Parlement européen (1999) qui en souligne la dangerosité en ces termes :<br />
<em>“Ces travaux de recherche doivent être considérés comme extrêmement néfastes pour l’environnement et la vie humaine. Personne ne sait avec certitude ce que peuvent être les effets de HAARP.“</em></p></blockquote>
<p>on trouve dans ce rapport toute la matière du livre : les soupçons mais aussi les faits (les sociétés impliquées par exemple), les plans, les cartes, les données scientifiques, les chiffres, les brevets - abondamment détaillés. Au point que, après avoir lu le rapport, on ne peut s’empêcher de voir dans le roman un clone, hâtivement maquillé en thriller.</p>
<blockquote><p>Quiconque a seulement ouvert <em>La route de Gakona</em>, ou survolé ce blog, peut mesurer la diversité des informations et le temps qu’il a fallu pour les collecter. Chacun peut s’en rendre compte instantanément. La journaliste aussi. Alors quel intérêt pour elle de réduire ce travail à un vulgaire piratage rapide sur le Net ?</p></blockquote>
<p>On objectera que la fiction puise souvent son inspiration dans les médias. Combien de polars basés sur des faits divers ? De romans d’espionnage sur de vraies affaires ? Cependant, en général, la documentation nourrit l’imagination, elle ne la supplée pas. Pour les meilleurs, la trame n’est qu’un prétexte à recréer un univers, à faire vivre un personnage, une époque ou un milieu.</p>
<p>Tel n’est pas le cas de <em>La Route de Gakona</em>, thriller certes, mais d’une facture très banale. Sa seule originalité tient précisément à son sujet, nourri d’un nombre impressionnant d’informations, le tout puisé dans le rapport précité. Ce n’est pas interdit. Juste troublant.</p>
<blockquote><p>Curieusement focalisée sur ce rapport du Grip, la journaliste passe sous silence les autres thèmes et les autres sources utilisées dans le roman, quid du climat ? de la Chine ? des chemtrails ? du livre de Naomi Klein ? sujets beaucoup plus controversés qui serviraient merveilleusement son propos. Rien là-dessus. A-t-elle lu le roman ?</p></blockquote>
<p><span style="font-size: small;">A ce compte-là, pourquoi lire le livre ?</span></p>
<blockquote><p>Bonne question. Le rapport du Parlement européen cité plus haut et datant de 1999 disait :<br />
<em>“L’opinion publique ignore pratiquement tout du projet HAARP et il est important qu’elle soit mise au courant.“</em></p>
<p>La recommandation du Parlement européen aura probablement échappé à la journaliste, à l’époque pourtant grand reporter et chef adjoint du service Enquêtes et reportages au <em>Monde</em>.</p>
<p>Depuis dix ans que ce programme  fonctionne, alors que HAARP s’épèle dans toutes les langues sur Internet, mêlant les pires élucubrations aux interrogations les plus troublantes, quelles informations a apporté  Le Monde ? Aucune. Rien. Une brève signalant que des scientifiques avaient réussi à produire une aurore boréale… Piètre livraison en dix ans que celle de notre grand quotidien national de référence. L’opinion publique doit se contenter d’explorer le Web, seul pourvoyeur sur le sujet; ou de lire des thrillers qui, au moins, suppléeront les silences de la presse et gagneront peut-être le modeste mérite d’attirer l’attention sur la station HAARP.</p></blockquote>
<p>Pour s’épargner une lecture plus fastidieuse ? On y gagne certes en facilité, mais pas en temps ni, surtout, en véracité. Comme si l’emballage remplaçait le produit… Ce “Web thriller” n’est sans doute pas le premier ni malheureusement le dernier.</p>
<p>Pour les éditeurs et les auteurs pressés, Internet est un vivier tentant de “prêt-à-écrire”. C’est aussi une illusion : il faut très bien connaître un sujet pour y puiser une solide base documentaire. A fortiori s’agissant d’un”buzz”. Mais qui décèlera l’artifice ?<br />
Véronique Maurus.</p>
<blockquote><p>Traduction :  pour produire de l’information il faut être journaliste, sorti d’une école et dûment accrédité d’une carte de presse… Et les sources doivent provenir de journaux autorisés ?  Hélas pour les vieilles berniques qui s’accrochent encore à leur (confortable) rocher, le monde de l’info a changé.</p>
<p>A propos du “buzz” : n’importe quel journaliste sérieux du <em>Monde</em> pourrait balayer les théories fumeuses qui rôdent autour de HAARP, extirper le faux et explorer le vrai. Il semble plus facile de stigmatiser les petites mains anonymes qui s’activent maladroitement derrière leurs écrans.</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://2.bp.blogspot.com/_-4XzqCdlEQc/S1EtbMeaptI/AAAAAAAAAKw/AIbYsl60Qnw/s200/Faut-il+croire+les+journalistes.gif" alt="" /></p>
<blockquote><p>Derrière cette pseudo-critique, matière à un papier rapide, écrit à peu de frais, et mensonger, (<em>Mais qui décèlera l’artifice ?</em> comme dit elle-même la journaliste) pointe surtout le malaise d’une certaine presse écrite, vieille dame autrefois célébrée, aujourd’hui délaissée -on peut le regretter-  et qui se voit préférer une jeunette, certes brouillonne et mal fagotée, mais tout aussi informative et diablement plus dynamique : la Toile.<br />
A l’heure où les critiques littéraires déplorent le manque d’espace pour parler des livres qu’ils souhaitent défendre, on s’interrogera sur la nécessité d’une telle parution, gourmande d’une place pourtant sévèrement rationnée. Et on laissera aux lecteurs du journal le soin d’apprécier les raisons et l’intégrité d’un papier écrit par une journaliste, par ailleurs médiatrice de leur quotidien favori, qui, dans ce billet au moins, ne vérifie pas ce qu’elle écrit.</p>
<p>Enfin, par-delà ces pseudo-considérations littéraire où, pour certain(e)s, brasser du vent signifie gagner son pain, on se tournera avec bénéfice vers d’autres journalistes de la rédaction, dans l’attente de réponses à ces deux simples questions :</p>
<p>- Pratique-t-on des épandages aériens à grande échelle dans le ciel de France ? Si oui, avec quels produits et dans quel but ?</p>
<p>- HAARP “chauffe”-t-il oui  ou non des régions de la haute atmosphère ? Au-dessus de quels endroits de la planète ? Avec quels effets ? En a-t-on la preuve ? La réponse, sourcée et documentée, est déjà sur le Net, pas encore dans <em>Le Monde</em>. Ça ne saurait tarder. Il suffit de “fouiner”, ça ne devrait pas prendre plus d’une heure à un journaliste moyennement doué.</p>
<p>Mais ces questions n’intéressent peut-être ni les journalistes ni  les lecteurs du Monde.</p></blockquote>
<p>PS : Merci pour vos mails et post. Merci aussi de ne plus poster de commentaires injurieux ou discourtois à l’égard de la journaliste, je ne les publierai pas.<br />
Et pour <em>Thomas</em>, l’expression <em>“…même pas digne d’une pigiste de Rue89″</em> est insultante… pour les pigistes.</p>
<p class="separator"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Cet article a été <a href="http://laroutedegakona.blogspot.com/2010/01/le-monde.html" target="_blank">publié par Jean-Pierre JODY</a>,<br />
(à qui je réaffirme tout mon soutien et ma considération)</strong>
<p style="text-align: center;"><strong><p class="separator"></p><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesinsoumis.org/autopsie-dun-journalisme-de-lindigence/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>A.Bauer se prend pour Super-Dupont</title>
		<link>http://blog.lesinsoumis.org/abauer-se-prend-pour-super-dupont/</link>
		<comments>http://blog.lesinsoumis.org/abauer-se-prend-pour-super-dupont/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 13:19:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UHD</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le Programme de la Matrice]]></category>

		<category><![CDATA[Alain Bauer]]></category>

		<category><![CDATA[état policier]]></category>

		<category><![CDATA[sécuritaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/bobo-supdup.png" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: bold;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2021"  src="http://blog.lesinsoumis.org/wp-content/uploads/2010/01/entetebobo.jpg" alt="" width="425" height="234" /></span></p>
<p><span style="font-weight: bold;"><br />
Valérie Pécresse va enfin laisser une trace indélébile dans l&#8217;Histoire de France, elle y figurera à jamais comme celle qui a signé officiellement la nomination d&#8217;Alain Bauer en tant que personnalité qualifiée, au conseil d&#8217;administration du nouveau groupement d&#8217;intérêt public : le Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS)</span></p>
<p>Non vous ne rêvez pas ! c&#8217;est le même <span style="font-weight: bold;">Alain Bauer</span> &#8230; <span id="more-2019"></span></p>
<p>Vice-président de l&#8217;université Paris I à 19 ans, conseiller du Premier ministre <span style="font-weight: bold;">Michel Rocard</span> à 26 ans,  en 1993 après avoir été le conseiller du sulfureux promoteur immobilier <span style="font-weight: bold;">Christian Pellerin</span>, le voilà déjà N°2 de la <a href="http://www.voltairenet.org/article413.html" target="_blank">SAIC / NSA</a> (une vitrine des services secrets américains) en Europe. En 1994, il crée sa propre société privée de conseil en sécurité <span style="font-weight: bold;">&#8220;<a href="http://www.abassoc.com/" target="_blank">AB associates</a>&#8220;</span> dont il choisit comme secrétaire, jusqu&#8217;en 1997, <span style="font-weight: bold;">Nathalie Soulié</span> (la compagne de Manuel Valls ). Dans le capital de cette société on retrouve la SOCADIF (société d&#8217;investissement de l&#8217;ex-journaliste d&#8217;extrême droite<span style="font-weight: bold;"> Patrick Grumelart</span>). Le nom de Bauer revient (M.Valls aussi) dans &#8220;l&#8217;affaire de la MNEF&#8221; dont il est l&#8217;un des administrateurs sous Mitterand (M.Valls aussi). Sous Chirac il devient grand maître du Grand Orient de France jusqu&#8217;à <a href="http://www.denistouret.net/textes/Bauer.html#d%C3%A9misssion" target="_blank">sa démission en 2005</a>. En bon commerçant il s&#8217;insinue alors en tant qu&#8217;expert en &#8220;criminologie&#8221; tout comme son comparse <span style="font-weight: bold;">Xavier Rauffer</span> (de son vrai nom <span style="font-weight: bold;">Christian de Bongain</span>, un militant d’extrême droite, co-fondateur des groupuscules &#8220;Occident chrétien&#8221; et &#8220;Ordre nouveau&#8221;) avec qui il rédige quelques ouvrages terrorisant d&#8217;alarmisme (le &#8220;Que sais -je&#8221; sur les violences urbaines ou &#8221; Le nouveau chaos mondial&#8221;), ils enseignent tous deux en Chine, à l’École supérieure de police criminelle et au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé. Pour <span style="font-weight: bold;">Laurent Mucchielli</span>, sociologue :</p>
<blockquote style="font-weight: bold;"><p><span style="font-style: italic;">&#8221; A.Bauer suit toujours le vent du moment. Il a adopté un discours catastrophiste au moment où c&#8217;est devenu à la mode, à la fin des années 1990.&#8221;</span></p></blockquote>
<p>Le &#8220;criminologue&#8221; se voit décerner le prix Orwell des<span style="font-weight: bold;"> <a href="http://bigbrotherawards.eu.org/Alain-BAUER-AB-Associates.html" target="_blank">Big Brother Awards France</a></span> en 2003 pour avoir alimenté un discours biaisé sur les causes de &#8220;l’insécurité&#8221; et pour avoir fait la promotion grâce à sa société privée, des &#8220;moyens&#8221; de la combattre en promulguant conseils et recommandations. Nommé président de l&#8217;Observatoire national de la délinquance (<span style="font-weight: bold;">OND</span>): Bauer jongle avec les chiffres de l&#8217;insécurité. Dès juillet 2004, il révèle au patron de l&#8221;UMP que son nom figurait sur les fameux listings Clearstream. En août 2007, il enrichit d’une contribution spéciale la publication de la police de New York (<span style="font-weight: bold;">NYPD</span>) sur <a href="http://www.voltairenet.org/article150818.html#article150818" target="_blank"><span style="font-style: italic;">&#8220;La Radicalisation en Occident : la menace qui grandit parmi nous&#8221;</span></a>. En novembre 2007, <span style="font-weight: bold;">Sarkozy</span> qui l&#8217;emploie déjà comme conseiller, lui confie avec <span style="font-weight: bold;">Bernard Squarcini</span> (à l&#8217;époque directeur de la DST ), <a href="http://www.denistouret.net/textes/Bauer.html#01%20novembre%202007%20Dati%20prot%C3%A9g%C3%A9e" target="_blank">la mission d&#8217;assurer la protection et&#8230; d&#8217;encadrer</a> <span style="font-weight: bold;">Rachida Dati</span>, fragilisée par la sortie du livre &#8220;La tricheuse&#8221; qui devait révéler qu&#8217;elle n&#8217;a jamais décroché le diplôme d&#8217;HEC. C&#8217;est encore lui qui recommande le maintien du fichage ethnique en 2008 (M.Valls aussi) lors du dépoussiérage des fichiers de police.</p>
<p>Fort de croire qu&#8217;il a plus d&#8217;influence qu&#8217;un sous-secrétaire d&#8217;Etat, déjà conseiller officieux de la nouvelle Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) en matière de lutte anti-terroriste, Bauer, grâce au <span style="font-weight: bold;">&#8220;décèlement précoce&#8221;</span> (un pouvoir de pré-cognition de piètre qualité qu&#8217;il croit posséder), désigne en 2007 et 2008 une nouvelle menace intérieure: <span style="font-style: italic;">&#8220;les terroristes d&#8217;ultragauche&#8221;</span>, en faisant personnellement parvenir à plusieurs responsables de la sécurité intérieur des exemplaires de &#8220;L&#8217;insurrection qui vient&#8221;(Ed la fabrique), agrémentés de ses notes sur la résurgence d&#8217;une soit-disant nébuleuse mouvance qu&#8217;il compare volontairement à la RAF ou à Action Directe, susceptible de pouvoir devenir &#8220;violente&#8221; et qui pourrait être incarnée par d&#8217;hypothétiques auteurs ou lecteurs de cet ouvrage. Bauer, dont la société de conseil en sécurité accumule désormais les contrats juteux avec les collectivités locales et les entreprises, se flatte même d’avoir attiré l’attention d’<span style="font-weight: bold;">Alliot-Marie</span> sur <span style="font-weight: bold;">Julien Coupat</span>, fournissant ainsi un ennemi qui justifie la  création de la nouvelle structure du renseignement intérieur (DCRI), tout en <a href="http://ultrahumandignity.blogspot.com/2009/04/y-t-il-quelquun-pour-arreter-alain.html" target="_blank">cherchant à criminaliser toute dissidence sociale</a> en ces temps de &#8220;crise économique&#8221;. Après une forte polémique en 2009, il est nommé professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) . Le décret créant cette chaire de &#8220;criminologie&#8221; et l’attribuant à notre <a href="http://ultrahumandignity.blogspot.com/2009/04/alain-bauer-lhomme-qui-sauva-la-france.html" target="_blank">&#8220;expert&#8221;</a> est signé par le président lui-même.</p>
<p>Surnommé <span style="font-weight: bold;">«le gros Bobo»</span>, l&#8217;homme trouve toujours sa voie dans le mystère des antichambres et des adultères politiques (M.Valls aussi). Depuis la fac : il est toujours dans l&#8221;intrigue, bien connu pour entretenir, par tout les moyens, la peur qu&#8217;il suscite chez l&#8217;autre…d&#8217;où son affection particulière pour les régimes d&#8217;exceptions, outils de terreur et de propagande moderne adapté à des modes de gouvernances et de conditionnement par la peur. A la croisée des mondes, Bauer est un homme de réseaux. Là réside son influence, que <span style="font-weight: bold;">Stéphane Fouks</span>, dirigeant la communication chez <span style="font-weight: bold;">Euro RSCG</span> (société membre du nouveau <span style="font-weight: bold;">CSFRS</span>) et très vieil ami de Bauer explique par sa théorie de la &#8220;tectonique des plaques&#8221; : <a href="http://www.challenges.fr/magazine/encouverture/0102.004205/passeur.html" target="_blank"><span style="font-style: italic;">«Les mondes - économique, politique, médiatique, judiciaire - se sont écartés. Les passerelles sont devenues d&#8221;autant plus importantes qu&#8217;elles sont plus rares. Alain joue précisément ce rôle-là.»</span></a><br />
<p class="separator"></p><br />
Ayant déjà co-imaginé ce nouveau groupement &#8220;d&#8217;intérêt public&#8221; dans son rapport de mars 2008, pensé son organisation après validation de Sarkozy qui lui a confiée la présidence d&#8217;une mission de pilotage , notre &#8220;Sherlock-Kissinger&#8221; à la française va &#8220;objectivement&#8221; <a href="http://ultrahumandignity.blogspot.com/2009/12/alain-bauer-bientot-la-tete-du-futur.html" target="_blank"> prendre la tête du conseil d&#8217;administration</a>. Cette nouvelle structure, sorte de <span style="font-weight: bold;">NSA façon Super-Dupont</span>, supervisera à court terme tous les instituts de recherche en matière de sécurité civile et policière. Cette structure initiée aussi à l&#8217;origine par le très atlantiste député UMP <span style="font-weight: bold;">Pierre Lelouche</span> permettra au pouvoir présidentiel de contrôler tous les instruments d&#8217;analyse et de renseignement du pays.</p>
<blockquote class="uncited">
<div>Le <a href="http://textes.droit.org/JORF/2009/11/17/0266/0157/" target="_blank"><span style="font-weight: bold;">Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques</span></a> (CSFRS) est opérationnel depuis le 1er janvier 2010, il est constitué pour une durée de cinq ans renouvelable et sa gestion est assurée selon les règles du droit privé. Le groupement dépendra donc, pour les orientations, de la présidence de la République et fonctionnellement du Premier ministre, il est composé de :</p>
<p>• l&#8217;Etat représenté par le Premier ministre ainsi que les ministres de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche, de l&#8217;intérieur, de la défense, de la justice et des libertés, des affaires étrangères et européennes, du budget, de la santé, de l&#8217;écologie et de l&#8217;énergie.</p>
<p>• l&#8217;Institut des hautes études de la défense nationale (<span style="font-weight: bold;">IHEDN</span>), l&#8217;Institut national des hautes études de sécurité (<span style="font-weight: bold;">INHES</span>), le Centre national de la recherche scientifique (<span style="font-weight: bold;">CNRS</span>), l&#8217;Université de Paris II, l&#8217;Université technologique de Troyes, l&#8217;Ecole nationale d&#8217;administration (<span style="font-weight: bold;">ENA</span>), l&#8217;Ecole polytechnique, l&#8217;Ecole nationale des ponts et chaussées, l&#8217;Ecole des hautes études commerciales (<span style="font-weight: bold;">HEC Paris</span>).</p>
<p>• SANOFI-Aventis, EADS France SAS, Euro RSCG, EDF, Total SA, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), la Caisse des dépôts et consignations, SAFRAN SA (fusion de Sagem et de la Snecma), la Régie autonome des transports parisiens (RATP).</p></div>
</blockquote>
<blockquote><p>Le <span style="font-weight: bold;">CSFRS</span> a pour objet le soutien, la coordination et l&#8217;animation des efforts développés en matière de recherche stratégique et de formation dans les domaines de la sécurité et de la défense de façon à permettre l&#8217;élaboration et l&#8217;actualisation d&#8217;instruments de référence de niveau international.<br />
A cette fin, le groupement entend :</p>
<p>― développer des activités de recherche et de formation, en promouvant les interactions entre, d&#8217;une part, les différents champs disciplinaires ou domaines touchant à la sécurité, à la défense et à la justice et, d&#8217;autre part, les organismes publics ou privés qui en sont chargés ;<br />
― financer des programmes de recherche ainsi que l&#8217;accueil de chercheurs ou de personnalités étrangères de haut niveau ;<br />
― aider à la mise en place au niveau européen et international de partenariats avec les organismes ou institutions en charge de thématiques similaires ;<br />
― favoriser la mutualisation des moyens et aide à la valorisation des résultats de la recherche ;<br />
― promouvoir une culture de l&#8217;évaluation des études et des résultats obtenus ;<br />
― valoriser la réflexion stratégique nationale à l&#8217;étranger et prend toute initiative pour améliorer la participation française aux projets de recherche stratégique initiés par la communauté internationale ou par l&#8217;Union européenne.</p></blockquote>
<p>A. Bauer a obtenu le feu vert monarko-impérial pour regrouper les différents instituts chargés de la formation et de la recherche dans la défense et la sécurité, en deux nouveaux sous-ensembles :</p>
<blockquote class="uncited">
<div>- le premier, dit le pôle <span style="font-weight: bold;">&#8220;sécurité intérieure&#8221;</span>, issu de la fusion de l&#8217;<a href="http://www.inhes.interieur.gouv.fr/" target="_blank"><span style="font-weight: bold;">INHES</span></a> et de l&#8217;<a href="http://www.ierse.fr/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=13&amp;Itemid=28" target="_blank"><span style="font-weight: bold;">IERSE</span></a> (Institut d&#8217;Etudes et de Recherche pour la Sécurité des entreprises) qui sera chargé notamment du crime organisé et du terrorisme, de la justice pénale, de la sécurité civile, de la sécurité sanitaire, de la sécurité des entreprises et de l&#8217;intelligence économique.</p>
<p>- le second, dit le pôle <span style="font-weight: bold;">&#8220;défense-affaires étrangères&#8221;</span> issu de la fusion de l&#8217;<a href="http://www.ihedn.fr/" target="_blank"><span style="font-weight: bold;">IHEDN</span></a> et du <a href="http://www.chear.defense.gouv.fr/" target="_blank"><span style="font-weight: bold;">CHEAr</span></a> (Centre des hautes études de l&#8217;armement) et chargé de la culture de défense, de l&#8217;armement et des actions internationales.</div>
</blockquote>
<p><span style="font-weight: bold;">Scientifiques, chercheurs et militaires sont réticents.</span></p>
<p>Les universités et le CNRS n&#8217;avaient déjà pas appréciées d&#8217;être saisis du projet de création d’une « nouvelle criminologie » française émanant du pouvoir politique actuel, projet qui s&#8217;inscrit dans un programme plus vaste de mise sous tutelle de la recherche sur les questions de sécurité et de justice pénale. Ils exprimaient déjà de sérieuses mises en garde depuis janvier 2009, <a href="http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2317" target="_blank">à travers une pétition</a> dans laquelle ils dénonçaient <a href="http://www.infosentinel.com/info/news_42.htm" target="_blank">le dernier rapport Bauer</a>, sa volonté de regrouper et contrôler, sa conception biaisée de la connaissance scientifique, sa légitimité, ses compétences douteuses, sa confusion entre recherche et expertise pour l&#8217;administration. De plus, pour ces chercheurs et scientifiques du secteur de la défense et de la sécurité :</p>
<blockquote style="font-weight: bold;"><p><span style="font-style: italic;">&#8220;Prétendre centraliser les financements de la recherche tout en s’assurant le monopole de la conservation et de l’interprétation des données du domaine pénal c’est inévitablement déboucher sur une pensée unique étroitement assujettie à des préoccupations politiques et opérationnelles.&#8221;</span></p></blockquote>
<p>Les militaires n&#8217;apprécient pas plus &#8220;<a href="http://blog.mondediplo.net/2009-10-09-Strategie-a-marche-forcee" target="_blank">l&#8217;homme pivot</a>&#8221; nommé par l&#8217;Elysée et font savoir qu&#8217;ils n&#8217;ont pas attendue la nomination d&#8217;un criminologue venu du ministère de l&#8217;intérieur pour s&#8217;intéresser aux questions de stratégie : <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">&#8221; La défense et la sécurité intérieure, même si elles ont des points communs, ont des spécificités qu&#8217;il faut savoir respecter &#8220;</span>.</p>
<p><a style="font-weight: bold;" href="http://www.geostrategique.com/forum/viewtopic.php?f=13&amp;t=7244&amp;p=102452&amp;hilit=alain+bauer&amp;sid=37e90af36382ec4b3ae1407bae930cd1#p102452" target="_blank"><span style="font-style: italic;">&#8220;Mieux comprendre, réagir plus vite, éviter la répétition des erreurs, faire sauter les tabous sera le rôle du CSFRS&#8221;</span></a><span style="font-weight: bold;">, </span>des mots qui font frémir (il adore ça !) dans la bouche du grand maitre en &#8220;criminologie d&#8217;état&#8221;, chargé de faire de la recherche stratégique et du &#8220;décèlement précoce&#8221; pour le compte de l&#8217;Élysée. À la fois juge et partie, plus commerçant d&#8217;influence que grand universitaire ou fin stratège, sa nouvelle nomination n&#8217;offre aucune garantie d&#8217;indépendance face au pouvoir politique et prouve que &#8220;<span style="font-style: italic;">la répétition des erreurs&#8221;</span> n&#8217;a encore cette fois-ci, pas  pu être évitée.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> </span><br />
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<span style="font-weight: bold;"><br />
</span><p class="separator"></p></p>
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